‹ La théologie de Saint PaulChapitre 587 sur 630 · Rom. 82#, — 2, 2 Cor. 545, Voir la note Zs, p · texte numérisé non relu

Rom. 82#, — 2, 2 Cor. 545, Voir la note Zs, p

3. Sur le sort de la dernière génération des justes, voir t. I, p. 109-112. — L'opinion de la mort universelle est plus commune aujourd’hui parmi les théologiens, peut-être en raison de ces paroles du Catéchisme du concile de Trente (I, 11, 6) : « Huic sententiæ quæ asserit omnes morituros esse nemine excepto Ecclesiam acquiescere ipsamque sententiam magis veritati convenire, scriptum reliquit S. Hieronymus ; idem sentit et S. Augustinus. Neque vero huic sententiæ repugnant Apostoli verba ad Thessalonicenses (1 Thess. 46)... Nam S. Ambrosius cum ea explanaret ita inquit : In ipso raptu mors præveniet » etc. — Malheureusement, il y a dans ces lignes trois graves inexactitudes qui réduisent à néant la preuve d'autorité : 1. L'auteur du commentaire cité n’est pas S. Ambroise, mais l'Ambrosiaster, laïque instruit, probablement orthodoxe, mais qui n’est pas docteur de l'Église. — 2. S. Augustin est tout à fait neutre (Retract. 11, 33 : Aut non morientur aut.. morlem non sentient); il serait plutôt favorable à l'opinion contraire. Voir t. I, p. 109-111. — 3. Les paroles attribuées à S. Jérôme ne sont pas de $S. Jérôme mais d’Acace de Césarée cité par $. Jérôme (£Epist. 119 ad Minerv., XXII, 970-1), avec Théodore d'Héraclée, Apollinaire, Diodore de Tarse, Didyme d'Alexandrie, Origène. Ici saint Jérôme n’est que rapporteur : « Hæc celeri sermone dictavi quid eruditi viri de utroque sentirent loco et quibus argumentis suas vellent probare sententias vestræ prudentiæ exponens » (/bid., 978). Mais ailleurs il nous fait connaître son sentiment personnel (Epist. 59 ad Marcell., XXII, 587) : « Hoc ex ipsius loci continentia

sciri potest, quod sancti qui in adventu Salvatoris fuerint deprehensi in

corpore, in iisdem corporibus occurrent ei; ita tamen ut inglorium et corruplivum et mortale gloria et incorruptione et immortalitate mutetur, ut qualia corpora mortuorum surrectura sint in talem substantiam etiam vi-

vorum corpora transformentur. » On ne saurait être plus catégorique. 4, 1 Thess. 416,

soirée. sante un

présente sa pensée sous ce dilemme : « Ou bien nous ressusciterons ou bien nous serons transformés !. » Il part de ce principe que « la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu * ». La chair et le sang, c’est toujours chez lui la nature humaine dans ce qu'elle a de faible, de changeant, de périssable, surtout par opposition à la nature divine, éternelle, immuable, incorruptible. Sa pensée n’est done point ici, comme l'ont cru certains Pères, que rien d’impur n’entrera dans le royaume céleste, ni que la chair n'aura point de part à la résurrection glorieuse, comme le veulent plusieurs interprètes modernes, alliant à une faute d’exégèse une erreur doctrinale. Il enseigne que le corps des justes, pour entrer dans la gloire, a besoin d'une transformation. Cette transformation, qu’il a décrite minutieusement pour les défunts rendus à la vie, est tout aussi nécessaire — et encore plus mystérieuse à son gré — pour les vivants épargnés par la mort.

Voici le message qu'il transmet aux Thessaloniciens de la part du Seigneur. « Nous, les vivants, nous réservés pour [assister à] la parousie du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui dorment [du sommeil de la mort]. Car le Seigneur lui-même, au commandement, à la voix de l’archange, au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel et les morts [qui sont] dans le Christ ressusciteront d’abord; ensuite nous, les vivants, les survivants, ensemble avec eux nous serons ravis dans les nuées aériennes à la rencontre du Seigneur ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » De cette révélation, qui n’a rien d’obscur pourvu qu’on la lise sans préjugés dogmatiques, trois vérités ressortent : 1. Les morts en état de grâce (oi vexpot ëv Xpusro) ressusciteront avant le transport aérien des justes alors en vie. — 2. Les morts ressuscités et les vivants seront ravis ensemble dans les airs à la rencontre du Christ. — 3. Tous les justes, morts ressuscités et vivants, seront pour toujours avec le Seigneur. — Il n’est rien dit du sort des pécheurs, pas plus des vivants que des morts. L'Apôtre ne s'occupe que des justes et spécialement de ceux qui

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