Tim. 48, — 3. Rom
4. 1 Cor. 45 : œuriser Tù xpunTà ToÙ axTouc al pavepoger Täc Bou)ac Tüv HApÜLOY.
qu'on appelle aujourd'hui la peine du dam — et ils éprouvent dans leurs sens l’affliction et l'angoisse ; leur sort est la ruine, la mort éternelle!. La récompense des élus est tout l'opposé : c’est la quiétude, le repos et l’apaisement, causés par la satisfaction de tous les désirs légitimes et c'est pardessus tout le royaume de Dieu, l'union avec Jésus leur chef dans la paix et le bonheur sans fin?. Du reste la parole humaine est impuissante à traduire ces merveilles, parce que « l'œil de l’homme n’a point vu et son oreille n’a pas entendu et son cœur n’a pas éprouvé les choses que Dieu a préparées à ceux qui l’aiment? ». Tout ce qu'on peut dire c’est que la vision de Dieu sans voile et sans intermédiaire succédera pour nous aux lueurs obscures de la foi; nous verrons Dieu face à face et nous le connaitrons comme nous
en sommes connus #.
1. 2 Thess. 19 : Oixnv Tioovorv 0kebpoy aiwvtoy &xd Tposwrou ToÙ xupiou. 4 2. 2 Thess. 17. — 3. 1 Cor. 2°.
&. 1 Cor. 1312; 2 Cor. 57. Ces deux textes ont quelque ressemblance, avec
des différences qu'il faut noter. Dans 2 Cor. 57 (dtà miotews mepiratoëmev, où àt& etOouc), Ô& indique non pas l'instrument mais le temps ou le mode : maintenant nous sommes sous le régime (dans l’état, dans la condition) de la foi. Ce sens classique est fréquent dans le N. T. Le mot eiôo; désigne non pas la vision (ëÿw), mais l'apparition, la présence immédiate de l’objet contemplé. L’Apôtre veut dire : « Ici-bas, exilés loin du Seigneur, du Christ, nous ne le voyons que par la foi d’une vue indirecte; là-haut, près du Seigneur, nous le verrons face à face. » Remarquez qu'il s'agit du Christ. — Dans 1 Cor. 138-11, Paul affirme que le charisme de « science » (yv&ots), étant partiel et imparfait, parce qu'il s'appuie sur la foi, doit s’évanouir quand viendra l’état de perfection. Il ajoute, 131? : « Car nous voyons maintenant dans un miroir (à écémtpov) confusément (v aiviyuatt), mais alors nous verrons face à face. » Le mot écortpov désigne non pas ces lamelles de gypse à demi transparent que l’on appelait « pierre. spéculaire » (ôtontpov) et dont les riches garnissaient leurs fenêtres ; mais, comme xétontpov, les miroirs métalliques dont se servaient les anciens et qui ne donnaient qu'une image plus ou moins confuse. L’Apôtre oppose la vision directe et distincte de la vie future à la connaissance indirecte et confuse de la vie présente. Pour accentuer cette opposition, il conclut : « Maintenant, je connais (y:vwoxw) partiellement, alors je connaïtrai clairement (ëmyvécox, tenir compte de la force de ce mot composé), comme je fus connu moimême » par Dieu, de toute éternité. Ma connaissance ne sera pas compréhensive; mais elle sera infuilive comme celle de Dieu et par conséquent incompatible avec la foi. La foi et la vision différent non seulement de degré mais d'ordre. Voilà pourquoi l’on ne saurait appliquer à la charité — dans l'état d'épreuve et dans l’état de gloire — ce que saint Paul dit de la foi.