‹ La théologie de Saint PaulChapitre 61 sur 630 · Cor. 27-8, Voir l'explication de ce texte dans Cornely · texte numérisé non relu

Cor. 27-8, Voir l'explication de ce texte dans Cornely

THÉOLOGIE DE SAINT PAUL. a

cription il ressort que la sagesse divine concerne les plans rédempteurs et semble se confondre avec ce que saint Paul appellera plus tard le Mystère par excellence, c'est-à-dire le grand secret de Dieu relatif à l’incorporation des hommes au Christ dans l'unité du corps mystique. Comme le Mystère, elle est cachée aux profondeurs de la volonté divine; comme le Mystère, elle a pour objet notre béatitude éternelle; comme le Mystère, elle n’a été qu’entrevue dans le passé et les anges eux-mêmes ne l'ont connue que par l'intermédiaire de l'Église, quand ils l'ont contemplée dans sa réalité concrète !; comme le Mystère, elle ne peut être révélée que par Dieu ou par l'Esprit qui scrute tous les secrets de Dieu ?; enfin, comme le Mystère, c’est en Jésus-Christ qu’elle a sa réalisation idéale$. La sagesse divine est donc quelque chose en dehors de l’homme : c'est la merveilleuse économie de notre salut. Quiconque arrive à la comprendre — ce qui est le propre des apôtres et des prophètes — est vraiment sage, car il est initié à la sagesse de Dieu. S'il possède en même temps à un degré éminent la faculté de l'expliquer aux autres, il a le charisme spécial appelé « discours de sagesse » {Adyos cogluc), bien différent de la « sagesse du discours » (cogix 65 Xdyo) 4. À ce double point de vue, Paul se flatte de ne le céder à personne.

Ayant fermé la bouche à ses détracteurs, il aborde l'affaire des partis. Les Corinthiens comparent et jugent les prédicateurs de l'Évangile; ils leur assignent des rangs, préférant l'un, dédaignant l’autre. Or, rien de plus déraisonnable pour qui comprend le caractère, le rôle et la mission des ouvriers apostoliques.

1. Les apôtres sont les « collaborateurs » de Dieu et les distinctions qu’on met entre eux les offensent.

2. « Serviteurs du Christ et dispensateurs des mystères de Dieu », ils ne doivent de compte qu’à leur Maitre ÿ.

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