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IV. LES FRUITS DE LA RÉDEMPTION

1. La morale chrétienne. — A) Principes généraux. — Un examen superficiel de la morale paulinienne pourrait laisser l'impression du décousu et de l’incohérence (II, 441-2); c’est qu'il faut la rattacher à ses

- principes directeurs qui sont, non plus la Loi mosaïque abolie sans re-

tour (II, 442-3), maïs, en premier lieu, la volonté divine acceptée par

. le néophyte au moment du baptême et qui fait de lui l’esclave et le

soldat de Jésus-Christ (11, 444-8); en second lieu, la nature nouvelle reçue au baptême (Il, 450-1) et qui implique un rapport de filiation à l'égard du Père (II, 452), de consécration envers le Saint-Esprit (II,

452-3), d'identité mystique avec le Christ (II, 453-4), de solidarité entre

tous les chrétiens (II, 454-5). Pour en saisir l’unité et en apprécier l’ensemble, on doit se souvenir qu’un enseignement moral uniforme, analogue aux Deux Voies, faisait l’objet de la catéchèse apostolique (II, 448-450; B:, 66). Les textes les plus clairs, en particulier Gal. 66, 1 Cor. 417, Rom. 1617, Hebr. 61-2 etc. établissent l’existence de cette catéchèse (B:, 61-4).

B) Morale sociale. — D'après Rom. 13!-7, le chrétien doit obéissance

à l'autorité civile parce qu’elle est constituée par Dieu et que le prince

est le ministre de Dieu (II, 456-460). Un devoir spécial est de prier pour les gouvernants (II, 118, 461). Cependant la soumission à l'autorité humaine a pour limite la loi divine (II, 461). Quant aux relations familiales, Paul est très bref sur les devoirs mutuels des pères et des enfants (II, 464-5). Le cas d’Onésime lui fournit l’occasion de traiter plus à fond la question des esclaves (1, 380, 387-8). Après avoir conseillé à chacun de rester dans la condition où la providence l’a placé (1, 385-6), il trace aux maîtres comme aux esclaves leurs obligations réciproques (1, 386-7). Les textes Col. 322-41, Eph. 65°, complétés plus tard par Tit. 2°-10, I Tim. 6!, résument le droit chrétien en cette matière (II 462-4); mais le billet à Philémon ouvre à la perfection chrétienne des horizons nouveaux (I, 384-9). — Le chef-d'œuvre de l’Apôtre est sa législation du

mariage. Il offre aux époux chrétiens l'idéal le plus relevé qu'il soit

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