II. LE JOUR DU SEIGNEUR
Le Jour du Seigneur est certainement le jour du jugement final, le jour de la parousie : personne n’aurait dû révoquer en doute une chose si claire, bien qu’au lieu du latin dies Domini le texte grec ait seulement à fuéeo, le Jour (par antonomase). Ce jour si connu est plus souvent
appelé le jour du Seigneur ou le jour du Christ (1 Cor. 15; 55; 2 Cor. l114; Phil. 16-10; 216; 1 Thess. 52; 2 Thess. 2?; 1 Pet. 310-12; Apoc. 1614), mais il est aussi désigné par ëéxeivn à fuépa (2 Thess. 110; 2 Tim. 112-18; 48) et par à ‘uéox tout court (Hebr. 10%; cf. Rom. 1312). Il n’y a donc point à songer au jour de la tribulation (Augustin), ni au jour de la mort (Cajetan), ni à un jour indéterminé (Grotius), ni au jour de la claire lumière de l'Évangile, etc. Estius dit fort bien : « Ita de die Domini semper. Scriptura loquitur, ut unum aliquem certum ac singularem diem nobis significet, cujusmodi non est dies particularis judicii. »