‹ La théologie de Saint PaulChapitre 71 sur 630 · TE EU 0 CC IC OR TU OP · texte numérisé non relu

TE EU 0 CC IC OR TU OP

1. 1 Cor. 76 : roùro à Xéyw xarà ouyyvœunv, où xar° émrayhv. Le mot roëro ne peut pas se rapporter au v. 2, beaucoup trop éloigné, ni aux v. 3 et4, où il s’agit d’un devoir et d’une detle; il se rapporte donc au v. 9 et plus exactement à la dernière incise qui semblait contenir un ordre (xai xékv ëmi vo ado pre). La Vulgate traduit très exactement : « Hoc autem dico secundum indulgentiam, non secundum imperium. » Mais saint Augustin

comme lui, mais il ne veut imposer à personne la continence; il ne le peut même pas puisqu'il faut pour cela un don spécial (xäptoua) de Dieu. La permission qu’il donne {suyyvéun) prouve bien que l'acte conjugal est parfaitement licite, même à seule fin d'éviter les tentations du démon et de la chair, mais ne le rend pas pour cela obligatoire. Cet enseignement est si clair et si précis qu'il ne semblait pas susceptible de jamais fournir prise à la discussion ou au doute.

Licéité du mariage. — Le cas des célibataires et des veufs diffère de celui des gens mariés en ce que les premiers sont libres de tout engagement : les célibataires pour n'en avoir contracté aucun, les veufs pour en avoir été déliés par la mort du conjoint. Cependant il se résout par les mêmes principes.

Le célibataire peut, sans aucune faute, contracter mariage :.

« En prenant femme tu ne pèches pas et si la vierge se marie elle ne pèche point !. » Pareillement, « la femme est liée tant, que vit son mari; que si le mari vient à mourir, elle est libre de

se remarier à qui elle veut, pourvu que ce soit dans le Seigneur ? », c’est-à-dire à un chrétien. Même solution pour le père

ou le tuteur ayant la garde d’une jeune fille et responsable de sa

conduite ?. Si en la gardant trop longtemps après l’âge nubile, ON EME

lisant dans sa version, au lieu d’indulgentiam, veniam qu’il prenait au sens de pardon (De pecc. orig. 38 : Evidenter dum tribuit veniam, denotat culpam; de même, De bono conj. 10; Enchir. 18 etc.), pensa que l’acte conjugal était un péché véniel — même quand il avait pour but d'éviter lincontinence — et n’était excusé que par l'intention d’avoir des enfants. Son autorité a entraîné nombre de théologiens scolastiques et même quelques bons exégètes, comme Estius, quoiqu’ils Iussent indulgentiam. 11 est clair que cette opinion n’a aucun fondement dans le texte original. Il est d’ailleurs incroyable que saint Paul conseille un mal pour éviter un plus grand mal et qu’il donne par avance l’absolution de tous les péchés véniels qu'amènera son conseil. Ici encore, l'influence de Tertullien, De exhort. castit. 3 (II, 917), a été funeste.

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