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1. 1 Cor. 154-1®, Toutes ces déductions sont claires. Si le Christ n’est pas ressuscité, la foi est d’un côté vide et sans objet (xevi), de l’autre nulle et sans effet (uataia) ; les disciples sont de faux témoins à l'égard de Dieu (YevSouéprupes Toù Eco, génitif objectif : falsi testes de Deo) parce qu’ils ont porté faux témoignage contre Dieu (xatä To Oeoù). Il est plus injurieux à Dieu, selon saint Augustin et saint Thomas, de lui impuüter ce qu’il n’a pas fait que de lui dénier ce qu’il a fait. Mais si la foi est vaine, chimérique et mensongère, les espérances qu'elle donne, les biens qu’elle promet, le sont aussi et l’on peut conclure à bon droit : "Ext Éotè èv raic duxpréuc duov dou Hat of xotunÜévrec ëv XpuoT® &rwdovro. Dans la dernière incise, l’'Apôtre ne dit pas que l’âme serait annihilée si le corps ne ressuscitait pas, mais que le salut éternel (ärwhovro) serait perdu si la foi était vaine et sans objet.
F Dan. 122; Joan. 52°; Act. 2415 : ävéotaoty Uéler Éceclar Otralooy te xt XOLXUWY.
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il ne parle que de la dernière. Appliqués à l'autre, ses arguments ne porteraient pas. Comment, en effet, le Christ serait-il cause exemplaire à l'égard de ceux qui n'ont pas reçu ou conservé son image, et cause méritoire à l'égard de ceux qui ont foulé aux pieds ses mérites ?
Résurrection dans le Christ. — Le raisonnement fondé sur la cause exemplaire se présente sous un double aspect : Si les justes ne ressuscitent pas, le Christ n'est pas ressuscité; si le Christ est ressuscité, les justes, eux aussi, ressusciteront!. Un lien de dépendance unit les deux membres de ces propositions conditionnelles qu'il faut ou nier ou aflirmer ensemble. Or il est constant que le Christ est ressuscité, les sceptiques de Corinthe n’en doutent pas et, au besoin, les témoignages accumulés par saint Paul leur fermeraient la bouche. La conséquence inéluctable est que les justes ressusciteront eux aussi. Pourquoi cela? Parce que Jésus-Christ « est ressuscité des morts comme prémices des dormants 2 », Les prémices sont la promesse et le gage de la moisson; elles ne seraient plus des prémices sans la moisson qu’elles annoncent. Pour être moins estimée et moins précieuse, la récolte n’est pas d’une autre nature que les primeurs : c’est le fruit d'une même semence, le produit d’un même champ, le rendement d'une même culture. Ainsi le Christ n'aurait pas droit aux titres qui lui appartiennent; il ne serait pas « le premier-né d’entre des morts, les prémices des dormants », si seul, à l'exclusion de ses frères, il était ressuscité. On voit aisément que la raison dernière de tout cela réside dans la solidarité des élus avec leur rédempteur. « Comme tous les hommes meurent en Adam, de même aussi tous seront vivifiés dans le Christÿ.» Pour contracter
1. 1 Cor. 1516 : Et vexpoi oùx éyeipovrat, oùdè Xpioroc éyhyeptau. Pour a forme positive de cette proposition, ef. 2 Cor. 414 (6 éyelpac Tov xÜptoy ’Incodv za nuëc oÙv ’Incoù éyepet); L Cor. 614; Rom. 811 etc.
2. 1 Cor. 1520 : Nuvi dë Xpraroc ÉyAYEpTOu ÊX VEXPOV, GTANYÀ TOV HEXOUUN= uévov. 1528 : ’AmapyA Xptoroc ÉmeiTa où roÿ Xpuorod. — L’argument fondé sur mowrétono x T@v vexpüv (Col. LI$; Apoc. 15) revient à peu près au même. Au contraire, la preuve tirée des prémices du Saint-Esprit (Rom. 823) est toute différente. Elle sera exposée, avec les autres non touchées ici, dans la seconde partie de cet ouvrage.
9. 1 Cor. 1522 : oruws nai Ev T@ Xpioté TÉVTE Coorotn0AGOYTAn
la dette de mort, dans le corps et dans l'âme, il suffit d'appartenir à la lignée d'Adam et d'être un avec lui par le fait de la génération naturelle ; pour recevoir la créance de vie, dans l'âme et dans le corps, il suffit d’être incorporé au second Adam et de ne faire qu'un avec lui par le fait de la régénération surnaturelle. Tous ceux qui sont morts en Adam, par suite de la commune nature reçue de lui, seront vivifiés dans le Christ, à condition de communier à sa grâce. On voit combien cette argumentation serait défectueuse si Paul parlait de la résurrection générale des morts ; restreinte aux justes, elle est inébranlable; elle a ses racines dans la théorie du corps mystique si chère à l'Apôtre. Au moment où nous sommes entés sur le Christ par le baptême, nous commençons à vivre de sa vie, à participer à ses privilèges et à ses destinées, comme le rameau greffé sur le tronc en aspire le suc et la sève. Nous acquérons dès lors un droit à la résurrection glorieuse. Dieu se doit de nous ressusciter, comme membres, comme partie intégrante du Christ. Ce n’est pas une simple convenance, c'est une nécessité dans la providence actuelle, c'est un corollaire évident, dans l'ordre présent des choses, du plan rédempteur de Dieu.
Résurrection par le Christ. — La seconde démonstration, tout aussi péremptoire, est encore plus claire. Aucun chrétien n’ignore — car cette vérité appartient à la catéchèse élémentaire — que Jésus-Christ a mission de relever les ruines faites par le premier Adam. Ces ruines se résument dans la privation de la justice originelle et la perte de l’immortalité. S'il n'était vainqueur de la mort comme il l'est du péché, le Christ n'aurait accompli que la moitié de son œuvre : « La mort est le fait d'un homme: la résurrection des morts sera aussi le fait d’un homme!. » Au nombre des ennemis à détruire se trouve la mort. Elle sera vaincue la dernière, mais il faut qu'elle soit vaincue : or, elle ne le serait point si Jésus- Christ était impuissant à lui arracher sa proie. Alors seule-
ment que ce qu'il y a de mortel en nous aura revêtu l’immor-
rer prete nada 2 2