‹ La théologie de Saint PaulChapitre 90 sur 630 · v &v0pwTo Pévatoc, xxi 1 &vOpwrou &véotaotc · texte numérisé non relu

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talité nous pourrons chanter dans l'ivresse de triomphe : «O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon!? » Jésus aurait définitivement échoué dans sa lutte contre la grande ennemie si, content de la braver pour son compte, il ne pouvait libérer ses victimes.

À ces deux arguments fondés sur l'essence de la rédemption, Paul ajoute une preuve en partie double qu'il tire de la conviction intime des fidèles et de la conduite des Apôtres. Il veut montrer par là que la résurrection est conforme aux vœux de la nature. D'ailleurs, la persuasion des apôtres est par ellemême un enseignement ?.

Baptême pour les morts. — Un curieux usage existait à Corinthe et probablement aussi dans d'autres chrétientés. Quand un catéchumène mourait avant de parvenir au baptème, un de ses proches ou amis recevait pour lui les cérémonies du sacrement 3. Quelle signification précise attachait-on à cet acte? Il est difficile de le dire. Saint Paul ni ne l’approuve ni ne le blâme; il y voit seulement une profession de foi à la résur-

9. 1 Cor. 152? : ’Emei ti moroouaty oi Barciképevor Drèo Tüv VExp@v: El Swc vexpoi oùx éyefpovten,. Ti xoù Banrtitovrar Ünèp adtov; Qu'on mette le point d’interrogation après éyeipovrau comme la Vulgate, ou après vexp@v, comme les meilleures autorités grecques, cela n'importe guère au sens. Le texte, de lui-même assez clair, est bien expliqué par l Ambrosiaster : «Tam securi erant de futura resurrectione, ut etiam pro mortuis baptizarentur, Si quem mors prævenisset.… Non factum illorum probat sed fidem fixam in resurrectione ostendit. » Cf. Tertull. (Ad. Marc. v, 10; De resurrect. 48). Lorsque les hérétiques de diverses sectes se furent emparés de cet usage en y rattachant leurs erreurs (Cf. Epiph. Hæres. xXVIN, re Philastr. Hæres. 49; Chrysost. Comment.), les interprètes essayèrent d’expliquer différemment le texte. Ils entendirent par « morts » Soit les œuvres mortes (Sedulius etc.), soit notre Corps qu’on peut comparer à un cadavre (Chrysostome et, dans un autre sens, Théodoret), soit les corps des martyrs (Luther, en donnant à ün£p le sens de « £ur » et en supposant qu'on donnait le baptême sur le tombeau des saints), soit le Christ (Lightfoot etc., er prenant le pluriel pour un singulier), soit les mourants qu’on appellerait morts par anticipation (Épiphane, Estius etc. qui voient là une allusion aux clinici, aux catéchumènes dont on hâtait le baptême à cause d’un danger de mort). Plusieurs donnèrent au mot Barriteodar le sens de « se mortifier » pour venir en aide aux morts. — Notre explication, qui est évidemment la plus naturelle et la seule qui ne paraisse pas forcée, est aussi la plus commune.

rection des morts. En effet, le baptême, symbolisé par l'arbre de vie, dépose dans le corps un germe d'immortalité; il complète, par le rite extérieur de l'incorporation au Christ, la régénération produite intérieurement dans l'Âme par la grâce invisible; il imprime au chrétien un sceau indélébile qui le fera reconnaître au dernier jour comme membre du Christ. Voilà le signe distinctif que les Corinthiens voulaient suppléer, autant qu'il leur était possible, dans les catéchumènes morts sans baptême. Leur pratique n’était pas, en soi, superstitieuse : c'était une protestation solennelle que le défunt appartenait à Jésus-Christ et que le temps, non le désir, lui avait manqué pour devenir membre effectif de l'Église visible. Ils ne se trompaient pas non plus en pensant qu’en vertu de la communion des saints un acte de foi et de piété de leur part pouvait être profitable au défunt. Mais le danger était de croire qu'en se faisant baptiser pour les morts (érép rüv vexpüiv), c'est-à-dire à leur profit, ils se faisaient baptiser en leur lieu et place (dvrt rüv vexpüiv), de manière à leur procurer les effets du baptême; comme si la mort n'était pas le terme de l'épreuve et comme si les défunts pouvaient être assistés autrement que par voie de suffrages. Quelques hérétiques, les cérinthiens, les montanistes, les marcionites, tombèrent plus tard dans cette erreur et en vinrent même à baptiser les cadavres, non sans soulever la réprobation générale de l'Église.

Persuasion des apôtres. — Paul et ses collègues dans l’apostolat rendent à la résurrection un témoignage plus illustre. Ils meurent chaque jour par leurs renoncements volontaires ; leur vie, exposée à tant de dangers et de privations, n’est qu'une immolation lente et continue. Paul, en particulier, faisant allusion nous ne savons à quel événement, passé sous silence dans le récit de Luc, affirme avoir combattu contre les bêtes à Ephèse!. Mais si le corps n'a point de part à la récompense pourquoi le traiter ainsi? La maxime des épicuriens ne sera-t-elle point de mise? Et ne faudra-t-il pas conclure ou que les actions du corps sont indifférentes ou que l'espérance d’une vie meilleure n’est qu'une illusion? On pourrait objecter ES R ome PE NRMNRN E, Q

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