‹ La Théologie de Saint ThomasChapitre 2 sur 155 · PRÉFACE. III · texte numérisé non relu

PRÉFACE. III

peut se dissimuler que le moyen âge, saint Thomas lui-même, en a parfois abusé. On regrette la lenteur de sa marche, ses répétitions, sa monotonie, l'importance qu'elle donne parfois à des questions oiseuses. C'est pourquoi, sans cependant m'en éloigner beaucoup, j'ai jugé à propos de ne pas m'astreindre aussi rigoureusement à la méthode scolastique. J'ai omis, en me bornant à les indiquer, quelques questions qui m'ont paru peu utiles, des objections dont la solution est évidente après la lecture de la proposition. J'ai rapporté et résolu toutes celles qui ont de l'importance, ou je les ai fondues dans le corps de l'article, car saint Thomas présente quelquefois, sous forme d'objection, les preuves de sa thèse. Il m'a semblé aussi qu'il serait bon de diviser l'ouvrage en chapitres, pensant que le lecteur en saisirait mieux l'ensemble lorsqu'il verrait, réunies autour d'un point de doctrine, les différentes questions qui s'y rapportent. C'est ce que j'ai fait, sans toutefois intervertir l'ordre des questions, tel que l'a établi saint Thomas.

On remarquera que l'Ange de l'école n'a été étranger à aucune des questions agitées depuis le moyen âge jusqu'à nos jours, qu'elles se rapportent à l'ordre naturel ou à l'ordre surnaturel, au dogme ou à la morale. Il établit les grands principes qui répandent sur toute question des flots de lumière, et préparent l'évidence de la solution. J'ai ajouté quelques développements à celles qui m'ont paru devoir offrir au lecteur plus d'intérêt. Et afin qu'il puisse distinguer ce qui est du Docteur angélique et ce qui n'en est pas, j'ai marqué de signes divers le commencement des articles (1) ou mis en notes mes propies réflexions.

[}) Les chiffres i, 2, 3, etc., annoncent la traduction littérale ou le sens du texte; les observations de l'auteur sont marquées du signe *.

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