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H. Ib.
126 THÉOLOGIE DE TEUTULLIEX.
ovnéralion atteint à la fois l'homme tout entier. La substance! même d'Eve fut prise, corps et âme, de la substance d'Adam. Il existe une providence divine ' pour l'enfant dans le sein maternel. A ce propos, la superstition romaine avait imaginé une pléiade de divinités : Alemona, Nona, Décima, Partula, Lucina, etc.. Les chrétiens, eux, voient des anges autour des berceaux. L'homme existe dès que son corps est formé ; la loi de Mo'ise le suppose, dans sa disposition relative à l'avortement (Ex. 21, 22 . La naissance a lieu vers le dixième mois, quelquefois dès le septième : TertuUien cherche à ces dates des raisons symboliques^. L'âme ne croît pas en substance ; mais l'énergie native [ingenium] emmagasinée en elle dès l'origine s'étend avec le corps qu'elle anime : à peu près comme un lingot d'or ou d'argent s'étire et croît en éclat sans changement de substance. Les facultés ^ de l'âme se développent parallèlement à celles du corps. La puberté se révèle dans l'un et l'autre domaine. — pubertatem qiioque animalem cum carnali — vers la quatorzième année ''. Au reste, le seul instinct essentiel de la nature est celui de l'alimentation. On aurait tort d'en tirer argument contre l'immortalité de l'âme : si l'âme recherche des aliments, ce n'est pas immédiatement pour elle-même, mais pour le corps qui lui sert de demeure et dont l'entretien intéresse son propre bien-être. Au reste, que le corps vienne à se dissoudre, l'âme s'échappe, emportant avec elle les attributs de sa propre substance : immortalité, raison, sens, intellect, libre arbitre.
La superstition préside à la naissance despa'ïens'', et les livre sans retard aux démons qui sont là, guettant leur proie. Socrate ne devait pas leur échapper. Mais le christianisme de l'un des conjoints sanctifie leurs enfants, selon saint Paul (1 Cor. 1. 14!. Par le privilège du sang et par la prédestination