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L HOMME. OUKilNE DE l'aME. 127
à la vie chrétienne, ces enfants sont déjà candidats de la sainteté et du salut. Saint Paul n'a voulu dire que cela : il a voulu relever par l'espérance chrétienne ces mariages dont il reconnaissait la validité ; mais il na pas prétendu nier la tache originelle que ces enfants apportent en naissant (cf. Joan. 3, 5)'. Héritage d'Adam- cette tache affecte toute àme qui n'a pas été régénérée dans le Christ. Elle ne vient pas précisément de la chair; car la chair n'est qu'un instrument, non pas même servile, mais aveugle, comme un calice ou tout autre vase seml)lable. Si parfois l'Ecriture la ilétrit pour le concours qu'elle prête à l'àme en certains péchés, c'est avec l'intention d'atteindre l'àme : ainsi reprend-on parfois un subalterne afin de faire monter plus sûrement le blâme jusqu'au chef. Le mal du péché originel ^ est dans l'àme comme une seconde nature, qui a le démon pour maître et pour père. Le bien divin et authentique de la nature s'y trouve, non pas éteint, mais obscurci et comme voilé. Le baptême lui rend sa première splendeur, et, dans ces noces mystiques de l'àme avec l'Esprit Saint, la chair suit, comme un esclave dotal, le sort de l'âme. Noces bienheureuses, si l'épouse est fidèle!
Reste à parler de la mort '*. Tertullien examine d'abord une sentence quelque peu sophistique d'Epicure : Quod dissolvitur sensu caret, et quod sensu caret nihil ad nos; et une autre sentence de Sénèque : Post mortem oinnia finiuntur, etiani ipsa; qui, pas plus que la précédente ne supprime les déchirements de la mort. Puis il traite du sommeil"'. Image de la mort, ce phénomène a un rôle marqué parmi les fonctions de la nature : les philosophes l'oublient parfois dans leurs définitions. Les stoïciens semblent avoir rencontré mieux que les autres, en appelant le sommeil : une résolution de la vigueur sensible ^. Il a pour but la réfection des forces physiques, but
1. Kous reviendrons siu- ce point, c. VI. '". L p. ^Cj. n. G. 2..1/J. 10.
;j. Ib. 11.
■1. Ib. IJ.