‹ La théologie de TertullienChapitre 106 sur 455 · Voir Cicéron. De divinatione · texte numérisé non relu

Voir Cicéron. De divinatione

."). La divination par les songes est une des formes de la divination naturelle. Tertullien admet en outre une divination surnaturelle, qui est un don de l'Esprit divin. Voir 22: Dedimus (aniniae)... et divinationem interdum, seposita quae per Dei gratiam obvenit ex prophetia.

Ci. .4?!. 47.

l'homme. — DR LA MOIIT. 129

de Dieu, soit à ses serviteurs Joël; 2, 28), soit même à ceux qui ne le connaissent pas (Dan. 2,1: songes instructifs et édifiants. Enfin les song-es produits par le libre jeu des énergies psychiques. La saison ' , lattitude, l'alimentation exercent sur les songes une influence plus ou moins mystérieuse. L'erreur et la superstition se sont glissées là : Pytliagore interdisait les fèves, entre autres raisons, à cause de leur elTet sur le sommeil. C'est par le jeune que Daniel obtint grâce pour interpréter les songes (Dan. 2, 16 sq ; et certains rituels païens, par une contrefaçon des prescriptions divines, préconisent le jeûne comme favorable à l'oniromancie. Si l'on jeûne dans cette pensée, ce sera pour obtenir que Dieu même daigne conduire l'àme durant le sommeil extatique. On prétend quelquefois - que les enfants n'ont pas de songes : il suffit d'observer, pendant qu'ils dorment, le jeu mobile de leur physionomie pour se convaincre du contraire. Hérodote assure que les gens de l'Atlas ne rêvent pas. Mais qu'en sait-il? f>e fait des songes parait universel.

Universelle aussi est la loi de la mort 3, promulguée par Dieu même pour le genre humain (Gen. 3, 19). En vain Epicure revendique l'immortalité pour ceux de sa secte, Ménandre le Samaritain pour ceux qui ont reçu son baptême : le Christ luimême n'a pas donné aux eaux cette vertu. Hénoch et Elie, lorsqu'ils viendront à la fin des temps combattre l'Antéchrist, ne seront pas dispensés de mourir. Enfin l'expérience a démenti les promesses de Ménandre. La mort opère la séparation du corps et de l'âme '*. Pour défendre l'immortalité de lame, on invoque parfois des arguments bien précaires. Ainsi Platon, dans sa République ^, parle d'un cadavre protégé longtemps contre la corruption par la présence prolongée de l'àme. Ainsi Démocrite argumente d'un reste de vie végétative observé après la mort dans les ongles et les cheveux. Mais il ne saurait y avoir dans le cadavre aucune fraction d'àme. L'àme est un tout indivisible; conséquemmcnt aussi la mort. 'J'ertullien

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