Ib
4. Quaedam enim et natura nota sunt, ut immortalitas aiiiniao pencs plures, ut Deus nostor pênes onines. — Cf. 5 M. 9 : Animani et sapientiuin plures divinam \iiulicantes salvam repromittunt, et vul.ffus ipsum ea praesuiiiptione defuiictos colit qua animas eorum manci'e conlîdit.
6. Comparer le traité de la résurrection attribué à saint Justin (P. G., C. 1571 sq.) passim.
l'homme. DE LA RÉSURRECTION. 143
terre, qui en fait dabord un cadavre et bientôt un je ne sais quoi sans nom. On a vu plus liaut ' comment, à celte satire de la chair, Tertullien oppose le panégyrique de la chair. Dieu abandonnera-t-il à une corruption définitive ce corps qui lui représente les traits de son Christ, cette créature qui lui est chère à tant de titres? On ne saurait le croire sans faire injure à sa bonté ^. D'autres raisons encore militent en faveur de la résurrection corporelle. D'abord une telle œuvre ne surpasse point la puissance divine^. Ceux-là doivent en convenir qui admettent la création du monde ex nihilo, ou même son élaboration d'une matière préexistante. Or c'est le grand nombre parmi les hérétiques. Celui qui a formé une première fois l'être humain, peut à plus forte raison le refaire '. Bien des analogies naturelles appuient ce raisonnement : c'est le jour sortant de la nuit, ce sont les astres brillant après une éclipse, c'est le renouveau des saisons, c'est la vie végétale qui germe dans la corruption, c'est enfin le phénix qui, d'après l'Écriture même^, renaît de ses cendres. Le Seigneur qui a dit : vous valez mieux que beaucoup de passereaux, ne saurait faire moins pour l'homme. Jusqu'ici on n'a vu que des arguments de convenance. Maintenant la résurrection corporelle apparaîtra, non seulement convenable, mais réellement nécessaire^, si l'on réfléchit que le jugement de Dieu doit être parfait. 11 ne le serait pas si l'homme n'était jugé tel qu'il a vécu. Il faut donc que tout l'homme, corps et ame, vienne au jugement. Que les ennemis de la résurrection s'appliquent ' , pour les besoins de leur cause, à dissoudre l'unité naturelle du composé humain. Ils n'empêcheront pas que l'àme ne soit, jusque pour ses pen-