Cf. Justin, De resnrr. S
4. Cet argument a fortiori n'est pas nouveau; voir S. Justin, I Apol. 19; De resio-r. 0; Tatien, Dixc. [\: Athénayore, De resurr. 3 sq; 251 17.
5. R. 13. Sur cet appel à l'Écriture (Ps. 91, 13) cf. cli. V, ;î 3, p. — Ces diverses analogies naturelles (y compris celle du phénix) se retrouvent dans la Didaxcalie des Apôtres, écrit du ni" siècle qui a servi de hase à la rédaction des constitutions apostoliques. Voir la traduction du syria<iuo par l'aljhé F. Xau (Pai-is, 1902), c. 20. p. UH3 sq.
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sées intimes, associée au corps. Dieu, en eiïet, impute ù l'âme les secrets mouvements du cœur. Ce viscère caché est la citadelle de l'âme, et Dieu le prend à partie, si l'âme vient à penser à mal. Ici Tertullien interprète dans un sens très matériel des textes de l'Ecriture (Mat. 9, 4; 5, 28). Il ne reconnaît pas d'opération mentale qui ne dépende du corps : que Ion place dans le cerveau ou entre les deux sourcils ou en tout autre endroit le siège de la pensée, on doit admettre qu'elle emprunte le ministère dune puissance corporelle '. Témoin le jeu de la physionomie, indice des émotions de l'âme. L'initiative appartient à l'âme, soit. Mais c'est le propre d'une justice parfaite de ne pas s'en tenir aux principaux responsables, et de rendre même à chaque subalterne^ selon ses œuvres. Ce nom de subalterne^ pourrait sembler impropre, parce que le corps, incapable de se conduire, doit être considéré, non comme un serviteur, mais comme un instrument. Mais pourquoi l'instrument lui-même n"aurait-il point sa juste part de mépris ou d'honneur? On maudit et on brise la coupe d'une sorcière, le poignard d'un assassin; et l'on couronne de fleurs une coupe ennoblie par la joie des banquets, un glaive ensanglanté sur le champ de bataille. D'ailleurs le corps n'est pas un instrument quelconque : étroitement uni à l'âme, associé à toutes ses opérations, il fait partie intégrante de l'être moral '*. Telle est la doctrine de l'Apôtre, qui impute à la chair les fautes commandées par l'âme, et veut que le chrétien glorifie et porte Dieu en son corps (1 Thess. 4, 4; 1 Cor. 6, 20j. En faveur de la résurrection corporelle "% on apportera peut-être encore cette raison que l'âme séparée du corps ne saurait éprouver ni peine ni plaisir. Idée en effet très
1. Siquideiïi in carne et cum carne et per carnem agitur ab anima quod agitiir in corde... Sod etsi in cerebro vel in niodio suporcilioriiui discrimine vel ubiubi pliilosophis placet principalitas sensuuin consecrata est, quod YiY£[j.ovixovappellatur, caro erit omne animae cogitatorium. Niinquam anima sine carne est. quandiu in carne est. Nihil non cum illa agit, sine qua non est.