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LES DEUX CHRISTS DE MAliClOX. 173
Luc. 11, 1 sq '. — Le Pater. Cédant au désir de ses disciples. Jésus leur enseigne à prier. S'il ne leur enseigne pas tout d'abord à quel Dieu doit aller leur prière, c'est que l'idée ne pouvait venir à personne de prier un autre Dieu que le Créateur, et les demandes ne conviennent à nul autre.
Luc. 11, 14 sq. — Expulsion d'un démon. Accusé de chasser les démons par Béelzébub, Jésus prouve qu'il les chasse par le doigt de Dieu, c'est-à-dire par la puissance du Créateur. C'est déjà par le doigt de Dieu que Moïse (Ex. 8, 19) confondait les mages égyptiens.
Luc. 11, 27. 28. — Une femme s'écrie : & Bienheureux le sein qui vous a porté » ; et Jésus répond : « Bienheureux ceux qui entendent la parole de Dieu et la mettent en pratique ». Il ne renie point sa mère, mais il exalte par-dessus tout le mérite de la foi et de la vertu. Cette interprétation confirme le sens donné plus haut à une autre scène évangélique (Luc. 8, 19-21 ; cf. 4 M. 19).
Luc. 11, 29 sq-. — Jésus reproduit tous les traits du Créateur, jusqu'aux prétendues inconséquences qu'on a relevées dans sa conduite. 11 n'a d'ailleurs rien d'un révolutionnaire. Au pharisien, qui s'étonne de le voir négliger les ablutions avant les repas, il suggère l'idée d'une pureté préférable à celle des mains, hommage meilleur rendu au même Dieu. Il flétrit la morgue de ces docteurs qui s'attachent à de menues observances et négligent la charité, premier précepte de la Loi (Deut. 6, 5i. En tout, il se montre jaloux de l'honneur de Dieu [Zelotes).
Luc. 12, 9 sq^. — Ceux qui le renieront devant les hommes seront reniés devant les anges. Le blasphème contre le Saint- Esprit sera puni du feu éternel. Tout cela est d'un juge, et d'un juge rigoureux.
Luc. 12, 11. 12. — Amenés devant les tribunaux, ses disciples ne doivent pas préméditer leurs réponses, mais le même Esprit qui jadis contraignit Balaam de parler contre son gré, les inspirera.
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