Ib
6. Sur ce verset, très souvent commenté par TertuUien. Aoir en jiarticulier 5/1/. 8. (Infr. p. 180j. En outre : J. 8. Prax. 31. — On constate dans les derniers écrits montanistes que les catholiques retournaient ce verset contre lui, et s'en servaient pour condamner la nouvelle prophétie (Jej. 2. 11. 12). — Comparer saint Justin. Dlal., 51, fm.
7. 4 M. 31. — On reviendra sur la doctrine de cette page, ch. IX, o G, p. 461 sq.
LES DEUX CHIilSTS DK MARCIOX.
de relever cette opposition. Mais il oublie de prendre la doctrine du Christ tout entière. Le Christ ne désavoue pas INIoïse, in- ■terprète du Créateur; seulement il le complète. 11 défend de renvoyer une épouse pour en prendre une autre ; mais il autorise la séparation de corps en cas d'adultère de l'épouse JÎNIat. 19, 8. 9; 5, 32). Saint Paul va plus loin, puisque, en pareil cas, il n'autorise pas seulement la séparation de corps, il la prescrit (1 Cor. 6, 15, 16]. La loi du Christ s'accorde pleinement avec celle de Moïse, soit pour autoriser, en cas d'adultère, la séparation de corps, soit pour défendre en toute hypothèse le divorce pur et simple. D'ailleurs, en rappelant le dessein primitif du Créateur, le Christ a loué l'institution du mariage; Marcion au contraire la condamne.
Luc. 16, 19 sq, — INIauvais riche, Marcion assigne aux sujets du Créateur une récompense ou un châtiment dans les enfers, et réserve le ciel aux fidèles du Christ ' . L'Ecriture lui donne un démenti.
Luc. 17, 1 sq, -, — Scandale; pardon des injures. Ici encore paraît le juge, d'ailleurs plein d'un tendre amour pour les siens. .Cf. Lev. 19, 17. 18; Ex, 23,4).
Luc. 17, 11 sq. — Nouvelle guérison de lépreux ^, En les envoyant vers les prêtres, Jésus marque encore son respect pour la Loi; d'autant qu'il y avait parmi eux un Samaritain. Plus éclairé que ses compagnons, ce Samaritain porte son hommage à Jésus, >'rai temple et vrai pontife du Dieu toutpuissant.
Luc, 17, 20 sq. — Interrogé par les pharisiens sur le royaume de Dieu, Jésus montre assez par sa réponse qu'il entend parler de son propre royaume.
Luc. 18, 1 sq. ''. — Persévérance dans la prière. Pharisien et publicain. Jésus enseigne à prier le Créateur,
Luc. 18, 18 sq. — Voie des conseils. En ouvrant cette voie, Jésus ne ferme pas celle des préceptes, montrée par le Créateur.
1. Sur les ontbrs et le sein d'Abraliaiii. voir ci-il(>ssu.s, cli. III, ^^2, p. 131.
3. Cf. -1 M. 9, sur Luc. 5. 1-2. Sup.. |i. Kid. l. 4 .]/. 36.
176 Tni:oLO(;iE de teutlllien.
Luc. 18, 35 sq. — Aveugle de Jéricho. En invoquant Jésus fils de David, cet homme faisait acte de foi dans le Christ de l'A. T.
Luc, 19, 1 sq. ^ — Zachée. Le salut récompensa les œuvres de miséricorde qu'il exerçait selon la parole du prophète (Is. 58, 7).
Luc. 19, 11 sq. — Parahole des mines. Faire fructifier les dons du Créateur.
Luc. 20, 1 sq. -. — Baptême de Jean : venu du ciel, c'est-àdire du Créateur.
Luc. 20, 25 sq. — Denier de César. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu; donc tout l'homme a son Créateur.
Luc. 20, 27 sq. — Sadducéens confondus, Jésus se prononce en fait sur la question du mariage, et affirme la résurrection.
Luc. 20, 41 sq. — Le Christ fils de David et son Seigneur. Le témoignage rendu à Jésus par l'aveugle de Jéricho lui sert pour confondre les Scribes.
Luc. 21 ^. — Faux Christs; signes des derniers, temps; persécutions, martyre, salut par la patience; avènement du Fils de l'homme, son règne éternel : Jésus-Christ réédite en son propre nom les anciennes prophéties, i Cf. Zach. 9, 15 sq; Num. 22-24; Ex. 4, 12; Is. 44, 5; 50, 4; Ps. 9, 19; 115, 15; Zach. G. 14: Joël 2, 30-31: Hab. 3, 8 sq: Dan. 7, 13: Ps. 2, 8; Is. 40, 8; Deut. 8, 12.) Le tissu évangélique est d'ailleurs si serré qu'on ne peut songer à y faire deux parts, en attribuant au Créateur la rigueur et les châtiments, au dieu riiarcionite la clémence et les bienfaits. Les circonstances même de la prédication du Christ étaient consignées dans l'A. T. (Os. 12, 4; Zach. 14, 4: Is. 50, 4).
Luc. 22-24 ^. — Passion et Résurrection du Christ ^.
Ayant parcouru tout le récit de saint Luc, Tertullien lance à l'adversaire un dernier sarcasme : J'en suis fâché pour toi, Marcion, tu as perdu ta peine. Le Christ Jésus, dans ton évangile, est mien : je retrouve en lui le Christ du Créateur.