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5. En réalité le texte do saint Paul (Gai. 2, .5) ne renferme pas cette allusion à Timothée, et Marcion a ici raison contre Tertidlien. Voir ci-dessous, ch. V, S 3, p. 240.
178 Tjii:oLO<;ii: dk tertullien.
à ménager toutes les susceptibilités judaïques. La divergence passagère entre les deux apôtres concerna l'opportunité d'une mesure pratique, non l'objet de leur adoration, ni même le programme de leur apostolat (2, 9. 10). Ils demeurèrent d'accord sur le point essentiel : l'homme n'est point justifié par les œuvres de la Loi, mais par la foi en Jésus-Christ (2, 10). Par la foi, Abraham trouva grâce devant Dieu; par la foi, on devient fils d'Abraham (3, 7) et l'on s'assure une part aux bénédictions qui, dans la personne d'xVbraham, furent promises à toutes les nations. En vain Marcion effacera du texte sacré le nom d'Abraham : il n'empêchera pas que la foi au Christ ne soit la forme présente de la foi au Créateur. Impossible de marquer plus fortement que n'a fait saintPaul, et l'unité du plan divin, et la communauté d'origine entre la loi mosaïque et l'Evangile. Il compare les nations ^ à des enfants, et, sous la figure d'un Testament humain, défend le Testament divin (3, 15). Abraham a reçu les promesses ; l'héritier, c'est le Christ. Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils pour émanciper ceux qui portaient encore la tutelle de la Loi (4, 3. 4), pour apporter aux nations l'adoption des enfants de Dieu. Désormais il ne faut plus revenir aux éléments, c'est-à-dire aux pratiques mortes de la Loi, pour lesquelles Dieu, par les prophètes, marquait déjà son dégoût (Is. 1, 14; Am. 5, 21; Os. 2, 11). En cela, rien de contraire à la dignité du Créateur : il abroge une loi qu'il avait portée lui-même, et dont il avait annoncé l'abrogation.
Marcion. qui a élagué bien d'autres choses dans cette épître, a oublié d'élaguer une dernière mention d'Abraham (4, 22). Les deux épouses d'Abraham, l'une esclave, l'autre libre, figurent la synagogue et l'Église. Fils de l'épouse libre, sachons reconnaître le don de la liberté, qui nous est venu par le Christ (4, 31). Le seul fait qu'il nous a rendus libres, prouve que nous lui appartenions, car nul n'affranchit les esclaves d'autrui. Cette liberté doit être sans retour |5, 1 sq.) : désormais plus de circoncision que celle du cœur ; l'heure est à la foi et à l'amour. L'antique précepte du décalogue(Deut. 0, 5) :