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Sur l'oschatologio do Tertullien, cf. ch. IX

184 TUKOLOiJIE DE TE IITULLIEX.

(Ps. 109, 1; 8, 7). Les hommes, autrefois enfants de colère, (2, 3) sont réconciliés à Dieu; Celui qui les avait créés les fonde en grâce par le Christ. Désormais plus de Juifs ni de Gentils : le sang du Christ a rapproché ceux qui gardaient l'héritage des promesses et ceux qui étaient ici-bas sans Dieu; en lui, deux peuples n'en font plus qu'un (2, 11-14). Concitoyens des saints, familiers de Dieu, les fidèles, d'où qu'ils viennent, composent l'édifice spirituel, fondé sur les apôtres et les prophètes, appuyé sur la pierre angulaire qui est le Christ (2, 19.20; cf. Ps. 117,22). Pour parler du Christ, l'Apôtre emprunte aux prophètes ' leurs figures, guerrières et autres (Ps. 67, 19; 44, 4; Is. 8,4). L'union du Christ et de l'Église était esquissée (5, 22.23) dans le mariage du premier homme, œuvre du Créateur. Les préceptes moraux de la Loi revivent dans le N. T. Là où l'Apôtre parle du diable (6, 11-13), Marcion voudrait reconnaître le Créateur. Mais le texte sacré proteste contre son exégèse.

EpUre aux Colossiens'-. — Le Christ est l'image du Dieu

invisible (1, 15-17), le premier-né de toute créature; par lui

et en lui toutes choses ont été faites au ciel et sur terre,

êtres visibles et invisibles, trônes, dominations, principautés,

puissances ; avant tous, il est. A ces traits, comment ne pas

reconnaître le Verbe du Créateur? Ce qui suit n'est pas moins

décisif. Dieu a voulu qu'en lui fût toute plénitude (1, 19); il a

voulu par lui se réconcilier toutes choses, faisant la paix dans

le sang versé sur la croix. Il n'y a pas de réconciliation sans

offense : si donc le Créateur se réconcilie sa créature, c'est

que lui-même avait été offensé. — L'Eglise est le corps du

Christ (1, 24), son corps mystique pour lequel il a livré son

corps de chair. — L'x\pôtre met les fidèles en garde contre

la vanité des lettres profanes (2, 8) : c'est que tout, dans le

Christ, est fait pour confondre les beaux esprits du siècle. —

Que sont les néoménies et les sabbats, sinon une ombre de

l'avenir i2, 16. 17)? La Loi était au Christ ce que l'ombre est

au corps.

EpUre aux Philippiens ^. — L'Apôtre se réjouit de ce que

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