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l'humanité du christ. 185
sa captivité tourne au profit de l'Évangile (1, 16. 17), car tout le monde se mêle de prêcher. Il ne semble pas craindre qu'un zèle indiscret vienne à défigurer le Christ. N'est-ce pas une preuve que les traits du Christ étaient dès lors fixés et vulgarisés par la prophétie? Le Christ annoncé par les apôtres était celui de la prophétie, et nul ne s"y trompait. — Les marcionites abusaient des mots : accepta effigie servi, in similitudine hominis, figura inventus homo [2, 7), pour soutenir leur docétisme. Mais ces mots n'excluent nullement la réalité de la nature humaine, pas plus qu'au verset précédent (2, 6) les mots in effigie Dei constitutus n'excluent la réalité de la nature divine. — Dans : habens justitiani non...jani quae ex lege, sed quae per ipsum, se. Christum, ex Deo (3, 9), les marcionites cherchaient subtilement une antithèse entre le Dieu de la Loi et celui du Christ. Non moins subtilement, Tertullien leur montre où chercher la vraie antithèse : elle est entre la Loi et le Législateur, abrogateur de sa propre loi.