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LE TRAITÉ DE LA l'IlESClUPTIOV. 203
bles et généalogies interminables, de là ces questions vaincs que l'Apôtre ordonne de fuir i Tim. 1, 4; Tit.3, 9; 2 Tim, 2, 17. 23; Col. 2, 8 . Il avait vu à Tœuvre dans Athènes cette sagesse humaine qui ne poursuit la vérité que pour la trahir, déchirée elle-même par ses hérésies en mille sectes contraires. Et qu'y a-t-il de commun entre Atiiènes et Jérusalem? entre l'Académie et l'Eglise? Notre école, c'est le Portique de Salomon ; nous y apprenons à chercher Dieu avec simplicité de cœur (Sap. 1, 1). Nous n'avons que faire de stoïcisme ou de platonisme ou de dialectique, dans le christianisme. Plus de curiosité après Jésus-Christ; plus de recherches après l'Évangile. Nous croyons, et cela nous suffit : car notre foi nous enseigne tout d'abord à ne rien croire au delà d'elle.
Sans doute, on lit dans l'Évangile : « Cherchez et vous trouverez » Mat. 7, 7)\ Mais le Christ parlait ainsi au début de sa prédication, alors que Pierre ne l'avait pas encore déclaré Fils de Dieu, que Jean (le précurseur lui-même hésitait. Cette parole s'adressait aux Juifs, qui avaient à découvrir le Christ : il les renvoyait à Moïse et aux prophètes, en leur disant : Lisez l'Ecriture : elle rend témoignage de moi (Luc. 16, 29; Joan. 5, 39 . Elle n'était pas précisément faite pour lés apôtres, destinés à être instruits par l'Esprit-Saint, ni pour nousmêmes, qui croyons ^ et dès lors devons nous reposer dans notre croyance. Chercher ^ est le devoir de qui n'a pas trouvé ; mais celui qui, ayant trouvé, cherche encore, est un renégat negator) envers sa croyance ''. S'il pouvait y avoir lieu ^ de chercher encore quelque part, du moins ce ne serait pas dans le camp des hérétiques, que nous devons fuir comme ennemis de la vérité; et ce ne serait que sur les points laissés libres par
1. Pr. 8. — Clément (rAIexanilrio iSlnyin. .0, 3) coiiiinonto le mémo texte dans un esprit tout opposé. C't.'tte difféience caractérise deux écoles de tendances très divergentes. *