B. S; Idol
6. Moins singulière assurément que celle de Valeutin, (jui fait de l'Église un Éon de son Ph-rôme. Val. 7. 8. 9. 12.
7. B. G : Cum auteni sul) tribus et testatio fidci et sponsio salutis pignerentur, necessario adicitur Ecclesiae mentio, quoniam ubi très, i. e. Pater et Filius et Spiritus Sanctus, ibi Ecclesia, quae tri uni corpus est. — Or. 2, au sujet de l'oraison dominicale : Ne mater quidem Ecclesia praeteritur. Siquidem in Filio et Pâtre mater recognoscitur, de qua constat et Patris et Filii nomen. — Pud. 21 : Ipsa Ecclesia proprie et princil)aliter ipse est Spiritus, in quo est Trinitas unius divinitatis, Pater i-t Filius et Spiritus Sanctus. Illam Ecclesiam congregat quam Dominus in tribus posuit. Atque ita exinde etiam numerus omnis qui in banc lidi'm conspiraverint Ecclesia ab auctore et consecratore censetur.
2l() TIIÉOUOGIK DI-: TKRTLLLIEX.
personnes, fussent-elles laïques, une église'. Mais l'esprit niontaniste n'est pas étranger à cette dernière évolution de sa pensée ; nous n'y insisterons pas pr<''sentement.
Entre les églises apostoliques, Rome possède une certaine primauté, à raison de ses relations très spéciales avec les trois apôtres Pierre, Paul et Jean. Irénée avait montré dans cette église le centre de ralliement des églises, dans sa doctrine la pierre de touche de la tradition catholique^. Terlullien ne s'est pas explif[ué avec autant de précision sur la nature des prérogatives dévolues au siège de Rome. Néanmoins il relève-* la primauté de Pierre, fondement de l'Eglise, dépositaire des clefs du royaume des cieux, investi de pleins pouvoirs pour lier et délier, admis, avec Jean et Jacques, à contempler la gloire du Seigneur, à voir à ses côtés Mo'ïse et Élie, à entendre la voix du Père céleste qui l'accréditait. Plus loin, ce sont les gloires propres de l'église de Rome qu'il énumère avec complaisance '' : elle a bu le sang des apôtres Pierre et Paul, elle se rappelle l'épreuve suprême de l'apôtre Jean ; enfin — Terlullien n'a garde de l'oublier — elle est la mère des églises d'Afrique ; elle apparaît comme le centre de l'unité par la doctrine et par l'action. Parmi les successeurs de Pierre, le traité de la Prescription mentionne avec respect Clément'', le compagnon des apôtres, et Eleuthère*. Tertullien ira même jusqu'à dire que le pouvoir des clefs a été laissé par le Seigneur à Pierre, et par l'entremise de Pierre à l'Eglise'. Plus tard sa conviction paraîtra iléchir sur l'étendue
I. Voir le texte pn'cédent, l'ud. il. De plus Ex. c. 7 : Ubi très, ibi Ecclesia est, licet laici.
■~. Haer. 3, 3,2 : Ad hanc enim ecolesiam, propter potiorem principalitatem, necesse est omneni convenire ecclesiam, h. e. eos qui sunt undique fidèles, in qua semper, ab his qui sunt undi(iue, conservata est ea quae est ab Apostolis traditio.