‹ La théologie de TertullienChapitre 192 sur 455 · Pr. 36. — Cf · texte numérisé non relu

Pr. 36. — Cf

5. Ib. 32. Clenientem a l'etro ordinatum. Cette assertion ne contredit pas nécessairement saint Irénée (3, 3, 3) qui nomme Clément comme le troisième successeur de saint Pierre, après Lin et Anaclet. Clément a pu être investi du ministère ])astoral par les Apôtres eux-mêmes, et n'accéder que plus tard au premier rang.

G. Pr. 30 : Sub episcopatu Eleutherii benedicti.

7. Scorp. 10 : Etsi adliuc clausum ])utas caelum, mémento claves ejus

LÉGLISE. 217

du })Ouvoir directeur qui appartient au siège de Home. Dans le traité contre Praxéas, il raconte, non sans amertume, que la bienveillance de l'évêque de Rome avait semblé autrefois promettre la paix aux églises de Plirygie ' : les espérances qu'il estime justement fondées sur un tel suffrage pour la cause du montanisme prouvent quil lui reconnaissait une valeur prépondérante. Mais à l'époque de ses grands écarts , rétractant ses assertions précédentes, il déclarera que Pierre a reçu le pouvoir des clefs à titre strictement personnel, et que ses successeurs n'en ont pas hérité-. Si, dans le même' écrit, il appelle l'évêque de Rome pontifex maxiinus, episcopus episcoporum^ , benedictus papa\ ces titres pompeux, qu'on ne rencontre pas dans ses ouvrages antérieurs, ne sont destinés qu'à lancer l'injure avec plus de force. C'est alors qu'il entreprend de réformer la notion courante d'Eglise. L E-

Jiio Doiuinuiii l'etro et per ouui Ecclesiae reliquisso, quas hic iiiiusquisqiio int(n"iogatus atqiie confessus feret sociuii.

1. Prnx. 1 : (Praxeas) tune episco))mu Roinaniuii, agnoscentem jaiu pi'ophetias .Montani, Priscae, Maximillae, et ex ea agnitione pacem ecclesiis Asiae et Phrygiae iiiferentem... coegit et litteras pacis. revocare jam emissas et a pi'oposito recipiendorum charismatum coticessare.

•2. Pud. 21 : Praesumis et ail te dérivasse solvendi et alligandi potestatem, i. e. ad onmem Ecclesiam Pétri propinquain? Qualis es, evertens atque commutans manilV'staiii Domini intentionem, personaliter hoc Petro coiiforentem:''

3. Pud. 1. — Dans ce j/oiUifc.r mcuimux, rjnsropus episcoporvm on a jiarfois cru reconnaître, non le pontife romain, mais le primat do Cartilage. Ainsi cardinal Orsi : Uissrrtalio /iif<to>-ica, qua oslenditur ral/iollcam Ecclesiam Irihus priorihm saecidh rnpilalhim eriminum reh pacem rt absolulionem nculiquam dener/aaae. {'Slûan, 1730); Morcelli, .i//'(t7/ t7«r(.stiaiia, t. i (Brixiae, 1817), p. 81, nomme nuMne ce primat, Cyrus; Gieseler : Lehrbuck der Kircfienf/eachichte (1844, p. 287). Mais si des titres aussi [lompeux, donnés au pontife romain, paraissent insolites au début du troisième siècle, à plus forte raison le seraient-ils pour le primat de Carthage. Saint Cyprien les eut repoussés, lui qui, dans son discours d'ouvei'ture du concile sur le baptême des hér('tiques(ed. Vindob. 3, 2, p. 436) lit cette di'claration : Xeifue enim quisquam nostrum episcopum se ephcoporum constituit : et les monuments de son épiscopat montrent qu'il était loin d'avoir la situation d'un patriarche. Voir llarnack : Ueber verlorene Briefe und Arlensli'icke die sic/t aux do- cyprianischen Brie/'sammhdif/ ermiUeln laasen; dans T. i'. 23— Neue Folge 8. 2 (1902). Enfin le titre <\'a/)os(olicvf!, que Tt'rtuilicn lui donne encon» par ironie {Pud. 21), semlile bien désigner le chef d'une église apostolique. Il convient ('uûnemment à l'évêque de Rome, non à celui de Carthage (Kellner, dans A'. A. 11, 1409).

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