‹ La théologie de TertullienChapitre 193 sur 455 · Ib · texte numérisé non relu

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o-lise, ce serait proprement et principalement l'Esprit du Dieu, renfermant la Trinité des personnes divines'. Et il ajoute : l'Eglise a le pouvoir de remettre les péchés; mais j'entends r Eglise-esprit, par le ministère de l'homme spirituel, non rÉglise-collection d'évêques, A l'époque de ces brûlantes invectives, Tertullien avait rompu avec l'unité catholique.

L'usage d'assemblées conciliaires, pour traiter en commun des questions d'ordre général, est attesté par Tertullien, seulement pour les pays de langue grecque -, Du silence qu'il garde au sujet de l'Afrique, faut-il conclure que Carthage n'avait pas encore, au deuxième siècle, ses conciles régionaux? Ce serait s'avancer beaucoup, car dès le milieu du troisième siècle nous trouvons l'institution en pleine vigueur, et saint Cyprien parle d'un très ancien concile africain tenu sous Agrippinus ^. Nous ne pouvons dater avec précision l'épiscopat dAgrippinus, mais il semble bien dilhcile de le placer après Tertullien '•. Tout ce qu'on peut conclure du témoignage en question, c'est que les premiers conciles africains n'étaient pas comparables à ces assemblées plénières de l'épiscopat oriental , qui pouvaient dès lors s'appeler repraesentatio totiiis noininis christiani.

Sur l'organisation des communautés chrétiennes, Tertullien

1. Pud. i\ : Ipsa Ecclesia proprio et principaliter est Spiritus... Et idco Ecelesia qiiidem delicta donabit, scd Ecclesia Spiritus per spiritalem hominem, non Ecclesia nunierus episcoporuni. — Voir G. Esser, De pudic'dia c 21 nnd der Primai des romischen Bixchofs; dans Der KalhoUk, t. 26 (190-2).

2. Jej. 13 : Aguntur... per Graecias illa certis in locis concilia ex universis ecclesiis, per quae et altiora quaeque in commune tractantur, et ipsa repraesentatio totius nominis christiani magna veneratione celebratur. — Un autre texte est trop vague pour qu'on y puisse fonder aucune conclusion; Pud. 10: Scriptui-a Pastoris... ab omni concilio ecclesiarum, et'am vestrarum, inter apocrypha et falsa judicatur.

3. Cyprien, Ep. 73, 3 : Apud nos autem non nova et repentina rcs est ut haptizandos censeamus eos qui ab haereticis ad Ecclesiam veniunl; quando anni sint jam multi et longa aetas ex quo sul) Agrippino convenientes in unum episcopi plurimi lioc statuerint. — Cf. Ep. 1, I : Cum jampridem in concilio episcoporum statutum sit.

4. Telle est la conclusion de :m. Monceaux. Tertullien, ]>. 19. 20. Elle nous parait ti'ès judicieuse. Doni lA^cld'cqi Afrique chrélienne, t. 1, p. 41, Paris. 19114) se range au même avis. Morcelli (Africa chrisdana, t. 2, p. 9) osait ])réciser la date de ce concile, et le placer en 197.

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ne fournit ((ue des renseignements épars. Lévéque occupe le sommet de la hiérarchie, avec plein pouvoir pour enseigner, gouverner, administrer les sacrements '. Son ministère représente excellemment la tradition apostolique : ce sont des évéques que les apôtres instituaient pour conduire les chrétientés naissantes : avec Polycarpe établi a Smyrne par saint Jean, avec Clément, ordonné à Rome par saint Pierre, nous touchoiis aux origines de Fépiscopat^. Selon le précepte de saint Paul, lévèque doit ne s'être marié qu'une fois^; mais il paraît (|ue, dès le commencement du troisième siècle, cette règle souffrait des exceptions'*. Chef de l'ordre sacerdotal — siimmus saccrdos — lévèque est, comme tel, ministre ordinaire des sacrements : baptême^ et coniirmation, pénitence^, eucharistie''. En certains cas. il use de son autorité pour prescrire à la communauté des jeûnes *^ et autres pratiques. Chacun doit s'incliner devant le pouvoir de lévèque : l'union des cœurs n'a pas de pire ennemie que l'ambition, mère des schismes '\

Au-dessous de l'évèque, le prêtre, presbyter, participe au même sacerdoce. Son nom indique la maturité de l'âge et de la vertu. A défaut de lévèque. le prêtre préside l'assemblée des fidèles, distribue l'Eucharistie^". 11 peut être délégué pour le

1. B. 17 : DaiKli quitloia (baptisiiii) liabol jus siimmus sacerdos, qui est opiscopus; (loliinc prosbytoi'i et diaconi, non tanien sine opiscopi auctoritate, proptor Eeclesiae lionoreui, quo salvo salva pax est. Alioquin etiani laicis jus est... Nisi episcopi jaiii aut presbyteri aut diaconi, vocantur discontes. — Les laï<iues ne doivent pas s'ingérer dans les fonctions sacerdotales : saci'rdntiil'm munern {Pr. 41), sacerdotale offtchan {]'. v. 9).

3. 1 U.r. 1. — l.a même loi est ('lendue h tiuilordi'e sactM'dotal, /:^a,\ c. 7 : Apud nos plenius atque instructiiis praescribitur unius matrimonii esse oportei'C qui alleguntur in ordinem sacerdotalem.

4. Monog. \i : (Juot enim et (li;;ami iiraesidont apud vos. insultantes uticpie Apostoiu.

(i. Pud. IS. lin.- l.evioribus delictis veniam ab episcopo conseipii poterit.

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