INTRODUCTION. II
glise avec plus cVàpreté que jamais, et rou n'a nul indice d'un rapprochement ultérieur.
L'œuvre de Tertullien ne nous est pas parvenue entière, et les textes des traités que nous possédons sont euxmêmes de valeur très inégale. Un classement et un dépouillement méthodique des manuscrits ont été entrepris pour le Corpus scriptoi'um ecclesiasticorum latinorum édité par l'Académie de Vienne. Ce travail demandera encore des années. Donnons ici quelques indications sommaires sur les sources du texte '.
La tradition manuscrite de Tertullien, abstraction faite de l'Apologétique, se décompose chronologiquement en trois stratifications :
1) La tradition la plus ancienne est représentée par le manuscrit exécuté au neuvième siècle pour Agobard, évoque de Lyon [Parisinus 1622, vulgo Agobardinus)--^ auquel il faut joindre les éditions de Gangneius (Paris, 1545), de Gelenius (Bàle, 1550) et de Pamel (Anvers, 1579), qui reposent sur des mss. de même famille (Gangneius) ou ont recueilli en marge des variantes appartenant à cette classe de mss. (Gelenius, Pamel. D'après l'index placé en tête, \ Agobardiiiiis a contenu : Ad naliones lihri II. — De
1. Voir Ocliler, TerlulUani quae supersunt oninia, t. I (Leipzig, 1853), p}-(Wf'ntio. — Rcifforschoid, Ilartel ot ^Visso^^•a, Corpus scriptorum ecclesiaslicorum lalinorura vol. .VA'( Vienne, 1890), praefalio. — D'Émil Kroymann Quaestiones TerluUianeae criticae (<.iottingen, 1893 et Innsbnick, 1891); Die Tcrlullians Uehcrlieferun;/ in Ilalien, dans. Silzunr/sberichle der Kaiserlichcn Akadcinie der Wissenschaften {Wqhwq) t. 138, Z (\SQS);KrUische Vorarbeilen fiir den III und I\' Band derneuen TertuUian Ausgabe, ibid. t. 113, (J (19(J<i). — C. Callewaeit, Le meilleur manuscrit de r Apoloyelicum de Tertullien, dans Revue (V/iisloire el de lilléralure relifjieuses, t. 7 (1902) p. 3-2-2-3o3.
2. Le codex Af/<>bardii\us a ét<' souvent eollationné depuis le seizième siècle. Voii'sur ce ms.:M. Klussmann. Tciiulliuncaïuin curarum parliculae très ((.iotha, 1887).
IV THliOLOGIE DE TERTLLLIE.N .
praescriptiouc liaerelicoruni. — Scorpiace. — De testimonio anima c. — Dccoroiut. — De spectaciilis. — De idololatria. — De anima. — De oratione. — De ciiltii feminarum libri IL — Ad tixorem libri II. — De e.rhor^ lalione castitatis. — De carne Clivisli. — De spe fidelium . De paradiso. — De virginibiis velandis. — De carne et anima. — De patientia. — De paenitentia . — De animae siibmissione. — De siiperslilione saeculi. 11 est aujourd'hui mutile : le texte finit au milieu de De carne Christine. 10 ; fait d'autant plus regrettable que plusieurs des traités disparus ne se sont conservés dans aucun autre manuscrit. 2) Une deuxième couche remonte au onzième siècle •. Elle est représentée par le Montispessiilanus 307, contenant : De patientia. — De carnis resarrectione. — Adv. Praxeam. — Adv. Valentinianos. — Adv. Marcionem libri V. — Apologeticum; ei par le Paterniacensis ^Z^ (aujourd'hui à Schlestadt), contenant : De patientia. — De carne Christi. — De resarrectione carnis. — Adv. Praxeam. — Adv. Valentinianos. — Adv. Jiidaeos. — [Adv. omnes haereses)-. — De praescriptione haereticoriim. — Adv. Hermogenem. Des renseignements complémentaires sont fournis par la première édition de Beatus Rhenanus (Bâle, 1521), pour laquelle l'éditeur utilisa, outre le Pater niacensis un Hirsaugiensis aujourd'hui perdu (le texte est conforme au Paterniacensis., les variantes de \ Hirsaugiensis sont relevées en marge) ; et la troisième édition du môme (Bâle, 1539), pour laquelle il disposa d'une collation d'un Gorziensis., également perdu, — Dès 1521, Rhenanus avait édité, d'après le seul Hirsaugiensis, les