‹ La théologie de TertullienChapitre 201 sur 455 · Voir c. 111, Z 3, p · texte numérisé non relu

Voir c. 111, Z 3, p

6. IC /'. 3: Scio Scripturam Enoch... non recipi a quibusdam, quia nec in armarium Judaicum admittitur.

THÉOLOGIE DE rElîTLLI.IEN. 15

220 TiiEOLOGii: i)i: tertullien.

rèto pas. 11 voit dans la longévité des patriarches de quoi expliquer suflisamment soit la conservation du texte, soit sa reconstitution après le déluge. De plus il trouve à cet écrit un caractère nettement christologique, digne d'être apprécié par des chrétiens, et soupronnc les Juifs de ne l'avoir rejeté qu'à cause de cela. Enfin il ne saurait ou])lier que Tapotre Jude a rendu témoignage au livre d'Hénoch. Il le traite donc comme Écriture ', et lui emprunte des traits contre l'idolâtrie.

A côté des prophètes, Tertullien revendique une place pour la Sibylle -, que son antiquité incomparable désigne comme un oracle du vrai Dieu. Il ajoute que de fausses sibylles ont paru, contrefaisant l'inspiration divine. Les textes quilciteà diverses reprises, se retrouvent dans nos livres sibyllins, compilation apocalyptique dont les parties les plus anciennes appartiennent au même cycle que le livre dllénoch.

Il paraît connaître et citer le quatrième livre d'Esdras ^ ; du moins il accepte ' l'assertion de ce livre (4 Esdr. 14) sur la reconstitution intégrale des Ecritures juives par Esdras après la captivité.

Enfin l'on rencontre dans ses œuvres diverses citations scripturaires difficiles à identifier ^, soit qu'il ait eu entre les mains

1. L"une des raisons qu'il on donne (1 C. f. 3) est une traduction — très libre — de 2 Tim. 3, 16 : Legimus onuiem scripturani aedificationi habilem divinitus inspirari. — Il est notable que saint Cyprien ne nomme plus llënoch ; d'où Ion peut conclure qu'il avait été condamné par le suffrage des églises, dans la première moitié du troisième siècle. Voir Loisy, Canon de l'A . T. p. 78.

'2. 2 X. 12 : Noc praetermittam potiora testimonia divinarum litteraruni quibus fides pro antiquitatesuperior debetur. Ante enim Sibjlla quamomnis litteratura exstitit, illa se. Sibylla, veri vera vates... Cf. 0)\ Sib. 3,108.

— .4;:». 19 (fragment de Fulda) : Habetis et vossibyllam, quatenus appellatione ista vera vates Dei veri, passim super ceteros, (jui vaticinari videbantur, usurpata est, sicut vestrae sibyllae nomen de veritate mentitae.

— Pal. 2, cf. 0. S. 3, 363-3 ou 4, 92-3 ou 8. 165-0.

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