‹ La théologie de TertullienChapitre 206 sur 455 · Voir Loisj% Canon de VA. T. p. 102 sq · texte numérisé non relu

Voir Loisj% Canon de VA. T. p. 102 sq

5. L'absence, chez Tertullien, de réféi-ence certaine à un écrit aussi court que la //" Pelri, ne saurait être tout à fait concluante quant à l'usage de son église. Et peut-être faut-il voir, 5 M. 10, une allusion à 2 Joan. 1, au lieu de 1 Joan. 4, 1.

6. On a cru découvi-ir, Adv. Judaeos 2, la trace de l'épitre de saint .lacques (2, 23). Ce rapprochement reste douteux. Le texte en question s'explique suffisamment par une double allusion à saint Paul (Rom. 3, 4 ou Gai. 3, 6) et à Isaïe (41, 8). — Cf. Ronsch, p. 572-574.

7. Les fragments dits deutérucanoniques du .V. T. n'apparaissent pas, du moins avec certitude, chez Tertullien. Oehler a relevé plusieurs allusions à la finale de saint Marc (10, 9-20), mais toutes sont fort douteuses. Par contre on aurait tort de voir dans Ptax. 25, où il cite Joan. 20, 31

l'écriture. TEXTE. 231

3° Texte des Ecritures '.

Le texte original, hébraïque ou grec, des Ecritures, n'étant accessible qu'à un petit nombre de fidèles, spécialement dans l'Afrique occidentale, de bonne heure on s'occupa de le traduire pour l'usage commun. Tertullien est l'un des premiers témoins de ce travail, et cite largement les versions primitives. Ses études scripturaires intéressent donc au plus haut point les origines de la Bible latine.

Nulle part on ne voit qu'il se soit préoccupé de recourir à l'hébreu. Il indique bien, à propos de Is. 7, 14 -,1e sens du mot Emmanuel Nobisciun Deus): mais à coup sûr ce trait ne décèle pas un hébraïsant. Par contre, il possédait fort bien le grec, puisqu'il était capable décrire des livres en cette langue^; et il s'en servait pour l'étude de l'Ecriture sainte. Dans les difficultés de texte, nous le voyons recourir aux Septante pour l'A. T., au texte original pour le N. T ''. Sans faire intervenir le

comme clausula evangelii, la preuve qu'il n'aurait pas connu la finale (d'ailleurs protoeanonique) de saint Jean. Car An. 50 renferme une allusion certaine à Joan. ■21, tS.

1. L'histoire de la Bible africaine vient d'être exposi-e excellemment par M. P. -Monceaux, TerluUlen, 1. 1 c. 3, p. 97-170. Nous ne saurions faire choix ici d'un meilleur guide. — Voir encore : Burkitt. The old latin and Ihe lia la, dans Texls and Slvdies 4, 3 (1896); Nestlé, l'rlexl und Uebernebunyen der Bibel (Leipzig, 1897); le même dans Real-Encyclopildie fiir Prot. Theul., 3, (18i)7) au mot Bibeluberselzungen ; Wordswortli, Sanday and White, Oldla'in biblkal text (Oxford, 1883-88); Wordsworth and White, Novum Teslamentum latine (Oxford, 1889-93); Samuel Berger, Ifisloire de la Vulgate (\ancy, 1893;; Ronsch, Itala und Vulgata, 2' (kl. .Marburg, 1875); das Neue Testament Tertullians aus den Schriften, desnclben reconslruiii (Leipzig, 1871); Ilarnack, Chronologie der A CL, i p. 3(tl sq.

Page 1