B. Ili: 4 M. 20. 25. 27 ; 5 M
o. c. C. 14, fin.
LÉCRITURE. — TEXTE. 237
une glose chrétienne. Voir Cornel}', Inlrod. in Libros sacros, t. 1, p. -iSîl. Is. 9, 6 '. — Le nom A\Ange du grand conseil, donné au Clirist clans les Septante, n'a point passé clans la Vulgate; mais on le trouve chez Tertullien {c. C. 14), comme chez saint Irénée (3, 16, 3).
Parfois cependant Tertullien a omis, changé ou ajouté quelque chose au texte des Septante :
Deut. '..'1, '23'-. — Mnicdictus omnis qui pependerit in ligno. C'est ainsi que Tertullien cite ce texte. La massore, les Septante et la Vulgate ont : malediclus a Deo. Saint Justin (Dial. 80) avait commis la même omission que Tertullien.
Tliren. 4, 2U -^ — Spiriliis personae ejus Chrislua Dominas. Pour Tertullien, le pronom ejus représente Dieu le Père. Mais on trouve un pronom de 1® personne chez Sept. : llveijij.a Trpoawnou ^f.ftwv Xpiaxô; KOpio; (saint Justin, 1 Ap. 6o : nv£ù(j.a Tipô TrpoirwTiou r)[i.wv), Vulg. : Spiritus oris noslri, Christiia Dominus; ce qui ne permet pas d'appliquer ce texte à la procession du Verbe.
Ez. 9, 4*. — Transi per mediam Hierusalem, et scribe signum Tau in frontibus virorum qui gemunl et dolent...; ib. (J : Omnes autem super quos est Tau signum, ne accesserilis. Les Septante parlent bien de signe ((ir,(x£îov), mais ne spécifient pas quel signe. D'ailleurs ce passage ne se trouve pas dans ce qui nous a ('té conservé de saint Justin. Il y a donc lieu de croire que Tertullien a sous les j-eux une version autre que les Septante, peut-être celle d'Aquila,qui, ainsi que Théodotion, conserve le Tau.
Osée, 1"2, 4 ^. — In lemplo meo me invenerunl. Ne répond pas au grec : 'Ev To) oïxw Qv îvpoirâv (i£.
Tertullien a bien mérité du N. T., en dénonçant les mutilations infligées par Marcion à ceux même des Livres saints qu'il ne rejetait pas entièrement. On sait que l'hérétique supprimait l'évangile de l'enfance (Luc. 1-2 ''. Il avait pris bien d'autres libertés avec le texte de saint Luc et de saint Paul.
Luc. 10, 25 ". — Quid faciens vitam aelernam consequar? Marcion a supprimé' aetcrnam, de manièi-e qu'il est seulement question de longévité, c'est-à-dire d'une bénédiction temporelle, aux termes de la Loi. (Ex. 20, 12; Deut. 0, 2.) Tertullien rétablit h^ mot supprimé.