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2'i() tiii':<)i,(k;ik di: teiitullien.
1 Cor. -2, 8 I. — Tei'tullion signale un contre-sons de Man-ion : Quia skbicit (Aposlohis) de ;/lo)ia noslrn, quud cam nemo ex principihus liujns aevi sr'terii, celerum ai ftcissenl nunquam Dominum gloriae crucifixissenl, argumentalttr haerelicus quod principes hujus aevi Dominum, atlerius se. Dei Christum, cruel conftxerinl, ut el hor in ipsum recidal Crealurem. Dans principibus hujiis aevi, I\Iarcion vojait les ministi'es de la haine aveugle du Créateur envers|^lc Christ du dieu rival. D'après les mots suivants(ee/erum... crucifixissenl), les auteurs du crucifiement furent des instruments aveugles : or ceci ne convient pas aux démons qui, selon l'Évangile, connaissaient le Christ lors de sa passion (Jlat. J, 1 sq.; Luc. 4, 31; Luc. 11. 21 ; 2"2, 3) : les démons durent travailler sciemment a cette œuvre de haine et de désespoir. D'ailleurs IMarcion lui-même reconnaît que les mots principes Imjus aevi ne désignent point ici les dc'-mons. Reste donc qu'ils désignent les hommes puissants : les premiers d'entre les .Juifs. Ili'rode, l'ilate, le i)euple romain. Mais alors les raisonnements de Marcion s'écroulent, et laissent le champ libre à l'exégèse catholique.
1 Cor. 4, 9 2. — Spcclaculum facli sionus mundo el angclis cl hominihus. IMarcion voyait dans mandas le Deas mandi, c'est-à-dire le Créateur. Tertullien rejette cette interprétation arbitraire. Il admet que mundo d(''signe les anges et les hommes, qui seront ensuite nommés distinctement.
Eph. 2, 3 3. — Fuimus nàtura fdii iracundiae, sicul el céleri. TertuUien veut enlever aux marcionites l'appui de ce texte, dont ils abu.saient pour faire du Créateur un Dieu de colère. 11 montre donc que le mot nalara affecte filii iracundiae, sans affecter précisément filii. Les .Juifs l'iaienl enfants de Dieu, non i)ar nature, mais par grâce, en vertu de rado]ition que Dieu avait faite de leurs pères (Crealoris autem non nalara sunl filii Judaei, sed alleclione palrum); dans iracundiae, \\ montre une allusion à la tache originelle {irae filios ad naluram relulit, non ad Crealorern..., diabolo lamen caplanle naluram, quam el i/jsejam infecil delicli semine illalo). -^ La restriction du sens aux .Juifs est arbitraire; sauf ce point, TertuUien rend bien la pensée de saint Paul.
Il faut reconnaître pourtant que TertuUien ne sort pas toujovirs victorieux de cette lutte; quelques-unes des interprétations de Marcion méritent d'être défendues. C'est le cas pour les deux suivantes :
Rom. 2, 10 ^. — TertuUien s'exprime ainsi : Judicabit Deus occulta hominum, lam eorum qui in lege deliquerunt quam eorum qui sine lege,quia e( hi legem ignorant cl nalura faciunl quac sunl legis, ulique is Deus ju-