‹ La théologie de TertullienChapitre 224 sur 455 · An · texte numérisé non relu

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l'écritliu:. — EXÉcî-SE. 249

nCtTJ par 7ÎV01Î. r)éjà saint Iréiiéo (û. 1-J. 2) serrait de juvs ces mots, et voj-ait dans îïveOfxa l'Esprit divin, dans nvori Tàme crcée, J/d^iq- 'l'pi'tuUicn, développant une idée indiipiée par lui à propos de Gen. '2, 7. voit (An. 11) dans jivEùjxa, spirilus, un soufllo qui passe, dans uvori, /laliis, un principe substantiel de vie; et il commente ainsi les doux textes. Dans Is. 57, 10, le souflle sorti de Dieu (spirilus) devient chez l'être vivant une âme (f!alus) : anlmn cnim flatus f'aclus ex spiritu. Dans Is. 42, 5, Tàme basse et charnelle (flalus) est relevée par l'accession de l'Esprit divin : ainsi en futil d'Adam lorsqu'il prophétisa (Gen. 2, 23 sq) : Arcidenliam spirilus passus est. Cecidil enim ecslasis super illum, sancll Spirilus vis operatrix propheliae. — Le texte sacré n'offre pas de base suffisante à ces hypothèses. D'ailleurs la Vulgate a conservé la distinction des mots ((ui existait en hébreu et en grec. Spirilus répond à mi: flalus répond à "D'ttJj (le spiraculuin de la Vulgate dans Gen. '■>, 7).

Ez. 37 '. — La célèbre vision des ossements arides peut-elle être apportée comme preuve scripturaire de la résurrection corporelle? Plusieurs le contestaient, se fondant sur l'interprétation authentique du texte sacré : 37. 11 : FUI hominis, ossa isla omnis domus Israël est. Interprétation qui paraît restreindre le sens à la restauration d'Israël. TertuUien montre que, loin d'exclure l'application à la nature humaine, l'application à Israël la sujipose et l'exige; en effet, l'allégorie divine manquerait de fondement, si la résurrection coi'porelle n'était une croyance établie dans l'esprit des .Juifs. .Yon enim possel de ossibus figura componi, si non id ipsxun et ossihus evenlurum esset. La résurrection corporelle est donc ici supposée ; elle est affirmée impHcitement. Rien de plus natui-el que ce raisonnement; d'ailleurs on le retrouve chez d'autres Pères, particulièrement chez saint .Jérôme. La vision d'Ézéchiel a été souvent invoquée comme témoignage en faveur de la résurrection (Clem. Rom. I Cor. 50; Justin, 1 Ap. 52: Iron. 5, 15, 1; Origen. in Lev., hom. 7, 2 ; in Joan. t. 10, 20; Didascalie des .-l^^rîres, 20(trad.Nau, p. 106): Cyril), hierosol. Calech. 18, 15;Epiphan. Ancor. 99; Ambros. De iiUerpell. Job et David, 1, 5, 15; De Spiritu S., 3, 19, 149; De excessu fratris 2, 73, etc.. Voir Knabenbauer Di Ezechielem (Paris, 1890), p. 379-380). Mais TertuUien ne s'en tient pas là : il écarte l'application à Israël comme invraisendjlable et inopportune, et retient comme sens principal le sens communément regardé corn nui implicite et secondaire. L'originalité de son exégèse consiste donc ici dans l'exagération d'une thèse juste.

Mat. 9, 4- : Quid cogilalis in cordibus veslris nequam? — 5, 28 : Qui ronsfjexerit mulierem ad concuplscendum, jam adulleravit in corde. — Dans ces textes évangéliques, TertuUien croit trouver la preuve d'une participation du cœur, entant qu'organe, aux plus secrètes opérations de l'àme. C'est vouloir tirer d'une simple métaphore des doctrines philosophiques qui n'y sont pas renfermées. Le même esprit de réaction excessive contre

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