‹ La théologie de TertullienChapitre 227 sur 455 · Ib · texte numérisé non relu

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252 T)iii()i.o(;ii; de tehtlli.iex.

r/ionlifjus pojinli. T(>rtiillii'ii ai)|ili(im' au ju^ciiiciit du S<'if.'iH-'Ur ))ar los pirtres et los princes du j>oiiplo juif, lors de sa passion, co texte, qui vise en réalité le jugement exercé par le Seigneui- contre son peuple coupable et ceux qui l'égarent.

Mat. 7, 7. — Quaeyile el invcnieih. — L'esprit rationaliste pouvait abuser de ce texte, contre la foi : Tertullien en resti-eint l'application aux Juifs •, et ne consent que de mauvaise grâce à y trouver un sens pour les fidèles -.

Luc. 1, 353. — Spirilus pet surpervoûet in le, et Virtus AUissiml ubinnbrabil le : proplerea quod nascelio- ex le sanclum, vocabUur Filius Dei. — On sait comment Tertullien voit dans .S'pîrî/t<s Dei, \'irlus Altissinn la seconde personne de la Trinité. Saint Justin l'avait précédé dans cette voie.

Son exégèse n"est pas plus exempte de fluctuations que le reste de sa doctrine. Voici, à cet égard, quelques-uns des points les plus notables :

1 Cor. 7, 9. — Melius esl nubere quam v.ri. — On entend communément le mot wri des ardeurs delà concupiscence; Tertullien orthodoxe ne paraît pas s'être écarté sur ce jioint de l'opinion commune '■ : mais dans ses écrits montanistes. il y voit le feu de l'enfer ■'• : ]'cUm pertraclare quale bonum ostendal quod melius est poena, quod non potesl videri bomim nisi pessimo comparatum, ul ideo bonum sit nubere quia delerius s'il ardere. Et il combat l'interprétation déjà commune de son temps chez les catholiques : (Psyc/iici) '• pjvupleva quolies volunl nubunt, ne moechiae et fornicalioni succidere mganlur, quod melius est nubere quam uri. Nimirum propter continenliam inconlinentia necessarla est, incendium ignibus exstinguetur... — Quibus, oro, ignibus '• delerius esl uri, concupisceniiae an poenae? Atquin si fornicalio habet veniam,nonurilur concupiscentia ejus. Apostoli autem magis esl poenae ignibus providere. Quod si poena est quae urit, ergo veniam non habel fornicalio, quam manet poena.

1 Cor. 15, 50. — Caro et sanguis regnum Dei heredilale jiossidere non possunt. Les Gnostiques abusaient de ce texte pour combattre le dogme delà résurrection corporelle. Tertullien leur répond que l'Apôtre n'exclut pas du roj'aume des cieux la substance de la chair et du sang, mais l°les vices qui les en rendaient indignes ;2'> la corruption présente, qui les en rend incapables. Comme le Christ est ressuscité dans sa chair, ainsi tous les hommes ressusciteront dans leur propre chair, pour être traités

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