‹ La théologie de TertullienChapitre 263 sur 455 · Ib. 6. Voir ci-dessus, G 3, p. 270; c. VII, 5 -1 P · texte numérisé non relu

Ib. 6. Voir ci-dessus, G 3, p. 270; c. VII, 5 -1 P

5. Ib. 7. On reviendra sur ce déveloi^pement (K/en. 7-10) h propos du sacrement de pénitence, c. VII, S 5, p. 339 sq..

LA PKMTEXCE.

la seconde pénitence, qui ne se réitère pas. Que le pécheur ne se laisse donc pas abattre. Qu'il se souvienne de tant d'appels miséricordieux que renferme l'Ecriture ^ ; appels menaçants aussi, mais Dieu ne menace l'impénitence que pour épargner le repentir : Non connninaretur autein non paenitenti, si non ignosceret paenitenti. Qu'il considère les paraboles évangéliques : la drachme perdue, la brebis errante, le prodigue. Nul n'est plus père que Dieu. Tarn pater nemo, tam pins nemo. Quïl entre dans la voie du repentir par l'aveu sincère de sa faute. 11 faut satisfaire à la justice divine - : rhumiliation extérieui'e [exomologesis] y aide puissamment. Elle exige de la générosité ; mais il s'agit d'acquitter, par une expiation temporaire, la dette d'une éternité. Beaucoup se dérobent pourtant ^, ou diffèrent par respect humain. Ils ont grand tort : ce sont des malades qui fuient le médecin ; et ils se trompent : qui donc, dans l'Église, triompherait de leur abjection ? Les souffi'ances d'un membre ne sont-elles pas les souffrances du corps tout entier ? Quoi qu'il en soit, ils ne sauraient tromper Dieu ; et en craignant de s'afficher comme pécheurs, ils s'exposent à périr éternellement. Plus déraisonnables encore ^ sont ceux qui reculent devant l'incommodité corporelle de la pénitence publique. Rien ne semble trop délicat à ces pénitents : et cependant il n'est fatigue ni avanie que des candidats ne dévorent pour obtenir une charge! Mais on oublie ces feux de l'enfer"', dont les volcans mettent sous nos yeux d'effrayantes et pourtant trop faibles images. — Tertullien s'arrête : il est temps de songer à lui-même, qui a plus que personne besoin de pénitence.

Il n'est guère de sujet sur lequel Tertullien revienne plus souvent que la chasteté chrétienne et les précautions dont il faut l'entourer. Déjà V Apologétique signalait aux païens" le

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