Ux
0. Le livre 2 ad Uxorem traite do la saintoti'- du mariage chrôtien. Voir c. Vil, ;"7, p. 372 sq.
7. r. V. 1 : Propriuui jani negotiuiu passus meae opinionis, latine quoque ostendam virgines nostras velari oportero ox quo transit um aetatis suae fecerint. — Déjà Tertuliien avait parlé en faveur du voile dos vierges {Or. 21-22) en des pages qui sont comme une esquisse du présent traité.
296 THLOLOGIE DK TERTULLIEN.
laisser prescrire les droits de la vérité. Si la règle de foi est immuable, la discipline progresse. Au reste, dans le cas présent, il est facile dopposer usage à usage ^ Car si le voile des vierges est inconnu en Afrique, il est connu dans diverses églises apostoliques, soit grecques soit barbares. Donc on ne peut taxer cet usage d'étranger. En soi, il est respectable, car on ne doit pas chercher sa gloire devant les hommes. Ces vierges qui aiment à se montrer ne sont pas de vraies vierges, et ceux qui les approuvent ne valent pas mieux qu'elles. Autrefois, une heureuse liberté régnait sur ce point-, comme sur tant d'autres; mais l'ennemi du bien n"y trouva pas son compte : il anima les vierges mondaines contre les vierges modestes, dont la tenue les condamnait. Le monde crie au scandale, parce que cette vertu l'importune. Et voici qu'on traîne à l'église ces vierges saintes, on découvre leurs traits, on n'a plus d'égards pour leur pudeur. Quenfin la vérité se venge : il en est temps. A l'appui de 1 usage nouveau, on invoque l'Écriture ^. On prétend qu'en parlant du voile des femmes l'Apôtre fi Cor. 11) a excepté les vierges, parce qu'il ne les nomme pas ; et on confirme ce dire par un autre text<' (1 Cor. 7, 34) où l'Apôtre distingue expressément la femme mariée [mulier] de la vierge [çirgo). Mais là où cette distinction n'est pas marquée, on n'a pas le droit de l'introduire gratuitement ■'' ; et en maint autre passage de l'Ecriture, mulier est un nom générique, applicable même aux vierges. Ainsi désigne-t-il (Gen, 2) Eve encore vierge; non, comme on l'a prétendu, par anticipation, mais bien par allusion à sa condition présente. Ainsi désigne-t-il encore Marie ^ (Gai. 4. 4; Luc. 1, 28) avec allusion expresse à sa maternité virginale. Que si l'on examine une à une les raisons ^ pour lesquelles l'Apôtre prescrit le
Ce qu'il dit ici donne à penser qu'il avait dû aussi défendre son opinion en grec. On trouve encore des allusions au voile des femmes : 2 C. f. 7; Cor. 4 (femmes juives); 6.