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voile des femmes, on trouve qu'elles conviennent aux vierges, non moins qu'aux femmes mariées. De ces raisons, les unes concernent immédiatement la femme (1 Cor. 11, 5 sq.), les autres concernent les anges, qu'il ne faut pas scandaliser ^ (1 Cor. 11, 10 . Dans ce passage de saint Paul -, l'amplitude du mot millier répond à celle du mot vir; comme on ne songe pas à établir des catégories pour vir, il n'en faut pas faire non plus pour millier. Les Corinthiens ont compris, sur ce point, la pensée de l'Apôtre, aussi leurs vierges portent-elles le voile. La discipline ecclésiastique "^, sévère aux femmes en général, lorsquelle leur interdit de parler dans l'église fl Cor. 14, 34; 1 Tim. 2, 12i et d'y exercer aucune charge, ne fait pas d'exception pour les vierges. Si tel évêque a confié les fonctions de veuve à une vierge qui n'avait pas vingt ans, une telle conduite ne saurait s'excuser. Selon saint Paul (1 Tim. 5, 9i, les veuves de l'Eglise doivent avoir soixante ans au moins, s'être mariées une seule fois, et avoir élevé des fds, de manière qu'elles soient aptes à conseiller. On ne permettra pas même aux vierges un insigne honorifique ''. Sinon, il faudrait, à plus juste titre, l'accorder aux hommes qui gardent la chasteté : car leur mérite est plus grand. Mais voici que, par un excès diamétralement opposé au précédent "', quelques-uns veulent étendre le mot de l'Apôtre, omnis mulier, aux plus petites fdlettes. En réalité, le précepte s'applique à dater du jour où la jeune fdle prend conscience de son sexe. Ce moment était venu pour Rébecca lorsque, rencontrant son futur époux, elle se voila (Gen. 24, 64). Il n'est pas au pouvoir des parents d'arrêter l'œuvre des années : elle se montre assez dans le changement d'extérieur et d'allures. La jeune fille voudrait néanmoins garder le privilège de sa virginité *' ; elle tarde à prendre le voile. Qu'elle soit donc conséquente avec elle-même ", et que, repoussant le voile devant l'Eglise, elle y