‹ La théologie de TertullienChapitre 275 sur 455 · Voir en particulierla lin du ;' 1, sur le l'aracict · texte numérisé non relu

Voir en particulierla lin du ;' 1, sur le l'aracict

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gucur dans l'Eglise de Rome. Nous reviendrons plus loin sur ces pamphlets montanistes.

Au môme ordre d'idées appartient le traité du jeûne, où Tertullien accuse les. pst/chici (catholiques) d'être adonnés à la gourmandise ', non moins qu'à la luxure. Laissant provisoirement de côté les invectives, nous nous attacherons au principe de la mortification chrétienne, misen lumière par ce traité-.

La nécessité du jeûne résulte d'abord de la faute originelle ^, qui fut un acte de gourmandise. La réparation doit se régler sur l'offense : cela serait clair quand même le précepte divin n'interviendrait pas. Mais pourquoi la chair des animaux ''', interdite à Adam, comme il ressort du silence de l'Ecriture (Gen. 1, 29), fut-elle permise à Noé (Gen. 9, 2)? Par une sage disposition de la Providence, qui, en élargissant la liberté concédée à l'homme, voulut néanmoins y apporter un tempérament : il demeura défendu de manger la chair avec son sang. La loi de Moïse '' devait eucore prescrire l'abstinence des viandes immondes, à la fois comme châtiment des murmures d'Israël dans le désert, et comme épreuve. Que si l'on recherche la raison de ces prescriptions divines '', la nature même répond que la nourriture appesantit Tàme et incline aux vices de la chair (cf. Ex. 32, G; Deut. 32, 15; 8, 12 sq.). Le jeûne élève et porte à Dieu, comme on le voit par l'exemple des prophètes : Moïse, Elie. Il fléchit la colère divine " : témoin la victoire d'Israël àMaspha, le désastre de Sennachérib, le salut de Ninive. Sodome et Gomorrhe étaient sauvées si elles eussent recouru au jeûne ; Achab y recourut, et Dieu différa son chà-

1. ,/eJ. 1. Sur le jeûne au i)oint de vue h-iral, voir c. VII. ^ 2, ]).313; sur le montanisiiie dans ce traité, voir c. IX, ^, 7, p. 475.

2. Tertullien avait déjà touclié ce point dans un passage mordant du De paenilenlia , 11 : Exquirito balneas laetioros hortulani maritiniivesecessus, adicito ad sumptum, conquiritoaltilium enormeni saginam, defaecato senectutem vini. cumque quis intorrogarit cuinani ea largiaris : Deliqui, dicito, in Deum, et periclitor in aeternum porire: itaque nunc pcndeo et macérer etexcrucior, ut Deum reconciliem milii, quem delinquendo laesi.

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