I. LE TRAITÉ DE LA PIUÈRE
La forme de prière qui convient au Nouveau Testament a été déterminée par Jésus-Christ même '. Il faut prier avec foi; il faut prier sans beaucoup de paroles ; il faut prier de cœur. L'oraison dominicale réalise ce programme : courte, mais pleine de sens, elle est comme un abrégé de l'Evangile, hreviarium totius Evangelii. Tertullien la commente au début du traité de la prière,
Pater qui in caelis es '-. — Ces mots sont un acte d'adoration et un acte de foi, de la foi qui nous fait enfants de Dieu Joan. 1, 12 . C'est le cri de la piété fdiale et du respect. En même temps que le Père, on invoque le Fils, carie Père et le Fils ne font qu'un (Joan. 10, 30 . De plus, on honore implicitement l'Église-mère, car où il y a un Père et un Fils, il y a une mère ^.
SanctifîcetLir nonien tuuin''. — Le nom de Dieu le Père, autrefois caché aux hommes, ignoré de Moïse même, nousaété révélé par le Fils Joan. 5, 43; 12, 28 . Toute bénédiction lui est due en tout temps et en tout lieu, pour ses bienfaits. A ja-
1. Or. 1. Plus brièvomeiit (d'après saint Luc), 4 M. 26.— Cl. Fiig. 2 : légitima oratio. — Sur CG commentaire on peut lire : W.Haller, Bas Herrngebel bei TertuUian, dans Zlschr. f. prakt. Théologie, li (1890), p. 327-354.