‹ La théologie de TertullienChapitre 299 sur 455 · Voir W Duchesno, Origines du culte chrétien, c · texte numérisé non relu

Voir W Duchesno, Origines du culte chrétien, c

■2. B. I ; Instruens tam oos qui cum maxime formantur, quam et illos qui. simplicitcrcrfdidisse contonti,non exploratisrationibus traditionum, intcmptatam probabilom fidem per imperitiam portant.

3. On sait que dans les peintures des catacombes la ligure du poisson accompagne souvent, ou même remplace, le nom du Christ. Une inscription du cimetière de Priscille porte : £N 0GCO éfC^l^^- L^ "O"^ ^' 'Ix^'^î appliqué au Christ se lit encore dans la célèbre inscription d'Autun (Pitra, Spicilegium Solesrnense, t. I. p. 557). Ce nom représente les initiales des mots 'Itictoù; XptdTÔ; Gsoù ïtôç ItoTiîp, qui forment la clef d"un acrostiche recueilli dans les oracles sibyllins (1. 8, 21G sq.). — Cf. de Rossi, De christianis monumentis i-/6ùv exhibentibus, dans Spicilegium Solesm., t. 3, p. 544-577; Wilpert, dans Xuovo bullet. di arch. crisl., 1897, p. 131; Marucchi, Éléments d'archéologie chrétienne,!. 1, p. 1G2, 182, 287). On trouve déjà r'IyOJ; dans la célèbre épitaplie d'Abercius (Marucchi, ibid., p. 294 sq.

4. B. 2. Sur cette page de Tertullien, voir c. I, ^ 5, p. 34.

pompe extérieure dissimule mal la vanité. On devrait au contraire croire d'autant plus qu'il s'agit de choses plus merveilleuses et plus incroyables : car c'est la conduite ordinaire de Dieu de confondre par une apparente folie et une apparente impossibilité la sagesse et la puissance du monde. Mais enfin, peut-on bien attribuer tant de vertu à l'eau? ' Pour se rassurer là-dessus, il ne faut que considérer le grand rôle dévolu à l'eau dans la création. Dès l'origine du monde, l'Esprit de Dieu planait sur les eaux (Gen. 1, 2); les eaux reparaissent ensuite mêlées à toute l'opération divine. Ainsi consacrées dès le commencement par l'Esprit divin qui s'y reposa, les eaux peuvent devenir instrument de sanctification-, par la vertu de Dieu. L'ablution matérielle qu'elles opèrent sur le corps agit spirituellement dans l'àme, et le corps participe à cette sanctification.

Il n'y a là rien de particulièrement incroyable •^. Les Gentils eux-mêmes, étrangers à l'intelligence des choses spirituelles, attribuent des effets semblables aux vaincs ablutions de leurs cultes menteurs. Isis et Mithra ont leurs baptêmes; on va en procession baigner les statues de certaines divinités ; on asperge d'eau lustrale des villas, des maisons, des temples, des villes entières. Aux jeux apollinaircs, aux jeux éleusiniens, encore des ablutions, soi-disant pour effacer les parjures. Après un homicide, les anciens prescrivaient des ablutions. N'est-ce pas la preuve que cette vertu purifiante appartient à l'eau, et que, là comme ailleurs, le démon contrefait l'opération divine? Inutile d'énumérer tant d'impurs mystères où l'eau intervient. Si le mauvais ange abuse de cet élément, combien plus l'ange de Dieu doit-il en user? L'ange du baptême ' eut un précurseur, dans celui qui agitait la piscine de Bethsaïda. Mais l'eau de cette piscine guérissait seulement

•L ih. I.

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