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4. La conclusion naturoUo do celte déclaration est qiril faut l'cbaptiser
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sang '. Ce baptôme, que le Seigneur appelait de ses vœux (Lue. 12, 50), couronne le premier. Jésus-Christ, venu par l'eau et par le sang (1 Joan. 5, 6), baptisé dans Teau, glorifié dans son sang, fait par Feau des appelés, par le sang des élus. Ces deux flots coulent ensemble de son côté ouvert. Il faut se baigner dans l'eau, il faut porter la dette du sang. Le baptême de sang supplée au besoin le baptême d'eau, et le rend à qui la perdu -.
3** Un dernier mot, sur la discipline du baptême ■'. Le ministre ordinaire de ce sacrement est lévêque, placé au sommet de la hiérarchie; puis les prêtres et les diacres, mais seulement par délégation de lévêque : car il faut sauvegarder la paix de l'Église. Dans les cas de nécessité, où il y va du salut d'une âme, un laïque même peut et doit baptiser. Les femmes se garderont d'usurper des fonctions qui ne leur appartiennent pas. Une grande prudence est nécessaire aux ministres du baptême '. Le précepte de l'Evangile : « Donnez à qui vous demande » (Mat. 5, 42) concerne l'aumùne, et non la dispen-
los liérétiques lorsciu'ils onti-ont clans la véritahlo Église. Tcrtiillicn lo dit oxpresséniont, Pud. 19 : Apud nos ut othnico par, iniino ot supor ethnicum, haeroticus otiani per baptisnia veritatis utroquc nomino purgatus adniittitur: et l'on sait qiio toile fut, au troisième siècle, la coutume des églises d'Afrique. Saint Cj'prien, là-dessus on conflit a\ec Rome, rappelle une ancienne décision des évèquos africains, assemblés à Carthage sous Agrippinus (Ep. 73,3). Du silence de Tertullien sur cotte même décision, on a parfois conclu qu'elle est postérieure au De baptismo, sinon à tous ses écrits. Cette conclusion ne s'impose pas : car, avant la naissance de la controverse baptismale, Tertullien n'avait pas besoin d'apporter des autorités en faveur d'une opinion que tout le monde partageait autour de lui. — Voir cependant c. IX, 2 8, p. 483, n. 1.