‹ La théologie de TertullienChapitre 318 sur 455 · Pml · texte numérisé non relu

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2. M. Loa {Auricular confession and indidrjences, t. 15, j). .'>, n. 3) a cru trouver ici la traco d'un ti-afic d'indulgoncesi : Tertulliau evon sa}'s that luon Iiad tiiouisolves imprisoned in order to sell HheUi to adultorer.s and sinncrs. D(''jà Oohlor avait signalé le tralic, M. Loa y ajoute les iibelli. ,1e

352 THÉOLOGIE DE TEUTULLIHN,

L'inlcrcession des confesseurs de la foi, auprès de Dieu, pour leurs frères tombés, n'était pas chose nouvelle : sous jMarc Aurèle, l'Eglise de Lyon avait présenté ce spectacle, et plus d'un renégat avait dû aux piùères et aux exhortations d'un confesseur son retour au chemin du devoir. Empruntons ici la traduction de M*''" Batiffor.

« Grâce aux martyrs, la miséricorde du Christ se manifesta : les morts furent vivifiés par les vivants, les martyrs furent la grâce des faibles : grande fut la joie de la vierge mère l'qui est l'Eglise), en recouvrant vivants ceux qu'elle avait mis au monde morts. Grâce aux martyrs, en effet, la plupart des apostats rentraient dans le sein maternel.., reprenaient vie et réapprenaient à confesser leur foi... Dieu les ranimait, qui ne veut point la mort du pécheur, mais qui l'aide à se convertir. »

M^"" Baliffol continue- : « Cela revient à dire que le martyr, sacré par l'Esprit, disposait d'un pouvoir extraordinaire d'intercession auprès de Dieu, pouvoir auquel les faibles recouraient pour s'exempter de la procédure de l'exomologèse. » Que l'éminent historien nous pardonne de ne pas le suivre dans ce commentaire. Nous ne saurions apercevoir tant de choses dans la lettre lyonnaise. Nous y voyons bien que des chrétiens jusque-là faibles reprirent courage pour confesser leur foi. Mais cela n'implique aucune allusion à la discipline pénitentielle. Nous ne voyons pas davantage cette allusion dans les textes que M^"^ Batiffol cite en note^, et que nous reproduirons après lui : Hu/ovTO xotOaTTEp IlTstpavo; ô teXeio; (xâpTOç' Kupie, ij.r\ arr^diriç auToI; Tr,v àaapxi'av TauTviv... TroXXa Trspi aCixwv Ixyeovxsç Ôâxpua Trpo; tov riatépa, ^0)7)7 TiTT^cavTO, xai eSojxev auTotç r,v xai <7'jv£[/.£pt'CTavT0 toïç TrXv)(î(ov.

ne sais si l'accusation est fondée; le texte de TertuUien — ou de Rigault, car c'est à Rigault qu'on doit la conjectui-e : clenariis supplex — me i^arait s'entendre mieux autrement. Les mots .• Quis martyr saeculi incola? denarUs supplex? medico obnoxius et fenerdtorii visent le même confesseur qui s'est fait mettre en prison pour de l'argent. Il y a bien ici un commerce : c'est celui qu'exercent les geôliers. Quant à celui dont on soupçonne les confesseurs, la preuve ne semble pas faite. — On peut voir dans ;\Iigne ce que Rigault lui-même pense de sa jiropre conjecture.

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