Ib. 15, 4; cf
EUCHAIUSTIE, 355
dans la lecture de TertuUien, et si au l'ait de la tradition locale ou romaine, celte réponse peut paraître décisive : Nunqua?yi omnino factum est. Saint Cyprien ne pensait pas là-dessus autrement que saint Irénée. Or le clergé de Rome, par la plume de Xovatien, lui donna une approbation entière'.
Rappelons brièvement les résultats de cette enquête sur la discipline primitive du sacrement de pénitence, en Occident.
Il existe une pénitence sacramentelle, comportant une confession privée, une expiation publique et une réconciliation également publique. Cette réconciliation, dont Tévêque est le ministre, vaut à la fois au for intérieur et au for extérieur, la paix avec l'Église étant normalement le signe de la paix avec Dieu. Nous n'avons pas rencontré l'attestation d'une pénitence sacramentelle totalement privée, et l'existence d'une telle pénitence, à cette époque lointaine, paraît difficilement conciliable avec les déclarations expresses de TertuUien, qui n'admet, pour le pécheur tombé après le baptême, d'autre voie de salut que l'exomologèse publique-. Sont exceptés des pardons de l'Hlglise les péchés des chrétiens relaps; peut-être aussi certains péchés particulièrement graves ^. A défaut de pardons de l'Eglise, le recours direct à la miséricorde divine demeure ouvert. Le m.artyre lave tous les péchés. L'intercession des martyrs est d'une grande valeur déprécative devant Dieu, et rÉglise admet que, sous certaines conditions dont l'évêque demeure juge, leurs mérites peuvent être attribués aux pécheurs, pour ouvrir ou abréger à ceux-ci la pénitence canonique. Dans cette communication des mérites, nous avons reconnu l'origine des indulgences.