M. :i9; 4 M. 31: .5 M. 7. 15: Muiiog
•ô. 1 .1/. 29 : Non tinguitur apiid illiuii caro. nisi virgo, nisi vidiia, nisi f-aelcbs, nisi divortio baplisnia mcrrata, ipiasi non etiam spadoiiil>iis ex uuiitiis nata. Sine dubio ox dainii.itione conjugii institutio ista constabit.
femme de votre prochain » (Deul. r),2J), a dit aussi : « Croissez, multipliez-vous (Gen. 1,28].
Le second livre Ad uxorcin fait précisément ex professa l'éloge du mariage chrétien.
L'Apôtre, qui autorise le mariage, tout en conseillant la continence', ajoute expressément que Ton doit se marier dans le Seigneur, et pas autrement : iantnm in Domino (1 Cor. 7,39 . Or qui dit mariage dans le Seigneur, dit mariage entre chrétiens-. On voit pourtant des femmes chrétiennes prendre des maris infidèles; et peut-être se tlattent-elles de trouver leur justification dans saint Paul (1 Cor. 7,12 sq) ^. Mais saint Paul ne parle en cet endroit que de mariages contractés dans Tinfidélité. L'époux qui se convertit doit, autant que possible, garder son épouse ; car la vocation divine est une vocation de paix, et, qui sait? le fidèle pourra gagner l'infidèle. Il faut donc persévérer dans l'état où Ion fut trouvé par la vocation divine : or cette vocation n'est que pour les infidèles. Quant aux fidèles, qu'il s'agisse de premières ou de secondes noces, ils ne se marieront que dans le Seigneur, c.-k-d. avec des fidèles. Mais, dira-t-on, d'après cela, saint PauL ferait au chrétien de vieille date une situation plus dure qu'au néophyte : il défend à celui-là de prendre une femme infidèle, tandis qu'il oblige celui-ci à garder celle qu'il a; si le premier doit être souillé par une femme infidèle, pourquoi pas le second"? Avec l'aide de l'Esprit-Saint, Tertullien répondra'' : D'abord Dieu préfère qu'on ne se marie pas, si l'on doit rompre ensuite; puis il prohibe le divorce, hors le cas d'adultère, et loue la continence. Conséquemment le néophyte doit garder son épouse ; le fidèle demeure libre de n'en point prendre. D'après l'Ecriture, un mariage contracté dans l'infidélité n'entraîne pas de souillure pour le converti, car la grâce du baptême survenant sanctifie son union et les fruits qui en pourront naître (1 Cor. 7,14) ; au contraire le chrétien qui prend une femme infidèle, n'a plus à