Il s'agit, clans ce passage, du privilège paulin
4. Respondebo, si Spiritus dederit. — C'est presque la formule de saint Paul, 1 Cor. 7, 40.
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compter sur le baptême pour sanctifier son union. Cette union est donc illégitime ' ; on doit tenir pour excommunié ce chrétien qui déshonore par un adultère les membres du Christ. Est-il d'ailleurs rien de plus dangereux? Comment une femme chrétienne accordera-t-elle ses devoirs envers un mari païen avec ses devoirs envers Dieu"? Toutes les pratiques de la religion lui deviennent impossibles-; le mari est, dans le ménage, un suppôt du démon. La seule nécessité de l'introduire dans les secrets de la vie chrétienne crée une servitude intolérable ^. D'ordinaire les maris abusent, et ces unions conduisent à la ruine ou à Tapostasie, Imaginez une chrétienne ' obligée de vivre au milieu de pratiques superstitieuses, de prendre part à des assemblées païennes, d'entendre des chants licencieux ; autour d'elle, rien qui lui parle de Dieu ni du Christ, mais partout objets étrangers, ennemis, damnés, partout pièges du démon. Les mariages contractés entre Gentils présentent aussi ces inconvénients, mais bien atténués"'. D'abord on n'a pas choisi cette situation : Dieu ordonne d'y persévérer. Il y a excuse pour le passé, sanctification pour le présent, espoir pour l'avenir. Pourquoi tournerait-il mal, ce mariage que Dieu ratifie, où la grâce divine intervient? Le grand coup frappé par la vertu céleste, qui appela l'un des conjoints, remplit l'autre de terreur et force son respect. Témoin d'un si grand changement, il devient lui-même, sous l'empire de la crainte, candidat à l'appel de Dieu ; et souvent la grâce achèvera son œuvre. Il en va tout autrement quand, de son propre choix, une chrétienne enfreint la loi de Dieu pour s'unir à un païen. Ce païen est suscité du démon pour perdre son épouse. Dès lors le mariage doit tourner mal : le démon l'a formé*', Dieu l'a condamné d'avance. Et comment no le condamnerait-il pas? Parmi les