Ux. 9. — Voir Bigeliiiair, p
"2. M. Monceaux, qui dit d'ailleurs des choses fort justes [Tcvlullicn, p. '24) sur ce mariage dont l'Éj^lise forme le lien, nous paraît cependant atténuer d'une manière regrettable le mot conciliât, quand il parle de mariage conseiUé par l'Église. — Quant aux scrupules de U. Guignebert (op. cit., p. -290), qui n'ose reconnaître ici le sacrement de mariage, avouons que nous ne les partageons pas du tout. Rien ne manque, en vérité, pour faire des époux chrétiens.
3. Rigault entend ce mot d'une oblation des nouveaux époux, par les prières des fidèles. Avec Neander (p. 205) et autres, je crois bien plus naturel de garder au mot oblalio le sens qui lui est ordinaire, et d'admettre que les éj)oux sont acteurs dans cette oblation : ensemble ils présentaient leurs dons, destinés au saint sacrifice. Cf. sup. p. 308, n. 9.
4. C'est ce que dit plus clairement encore un texte i)ostérieur, Mono;/. U : Ut igitur in Domino nubas secundum Legem et Apostolum... postulas ab episcopo..., a presbyteris et diaconis..., a viduis... Et conjungcnt vos in Ecclesia vii-gine, unius Christi unica sponsa. — Cf. Pud. A : Pênes nos occultae quoque conjunctiones, i. e. non prius apud Ecclesiam professae, juxta moechiam et fornicationem judicari periclitantur. — Toutefois ceci n'exclut pas absolument la possibilité d'un mariage clandestin.
5. 1 .1/. 29 : Sine dubio ex daninatione conjugii institutio ista consfabit. Videanuis an justa, non quasi destrucluri felicitatem sanctitatis, ut aliqui Nicolaitae assertores libidinis atque luxuriae, sed qui sanctitatem sine nuptiarum damnatione novei'imus et sectemui- et praeferamus, non ut malo bonum, sed ut bono melius. Non enim i)roicimus sed deponimus nuptias, nec praescribimus sed'suademus sanctitatem, servantes et bonum <'t melius pro viribus cujusque sectando, tune denique conjugium exserte defendentes cum inimice accusatur spui'citiae nomine in destructioneni Creatoris, qui proinde conjugium pro rei honestate benedixit incrementum generis humani, quemadmodum et universum conditionis in intègres et bonos usus.
MARIAGK. 377
dans son esprit comme partie intégrante de la doctrine montaniste ' : Nubendi jam modus poiiilur, quem quideni apud nos spiritalis ratio Paracleto auctore défendit, unum in fide matrimonium praescribens. Ce n'est qu'un trait en passant, mais il nous avertit que nous ne sommes plus sur le terrain catholique. Réservons donc pour plus tard les autres textes de TAntimarcion relatifs au mariage, et révolution ultérieure des idées de Tertullien sur ce sacrement.