‹ La théologie de TertullienChapitre 354 sur 455 · Suétone, Cali · texte numérisé non relu

Suétone, Cali

■2. Tacite, Ann. 16, 21.

3. Digeste, 50, 2, 3 : Eis qui judaicain superstitionem sequuntur D. Severus et Antoninus honores adipisci perniiserunt. sed et nécessitâtes eis iniposuenint quae superstitionem eoruni non laederent. — Les deux empereurs ici nommes sont Septiuie-Sévére et son lils Autonin Caracalla.

LE DIEU CÉSAIÎ. o9 /

de Chéréa délivra la terre d'un monstre et mit le saint des saints à Fabri d'une profanation.

L'histoire des résistances de la conscience chrétienne au culte des Césars est plus longue et plus sanglante. Dès le règne de Trajan, nous voyons des fidèles mis par le débonnaire Pline en présence de l'image impériale, pour offrir de l'encens et du vin; leur refus est puni de mort'. Au milieu du deuxième siècle, saint Polycarpe, conduit devant le proconsul de Smyrne, est sommé de sauver sa vie par un serment : « Jure par le génie de l'empereur et maudis le Christ. — Eh! comment maudirais-je le Christ qui, depuis quatre-vingt-six ans, ma comblé de biens-? » L'instant d'après, on l'entraînait au bûcher. La première année du règne de Commode :180), à Scillium, en Afrique, une troupe de confesseurs, des hommes et des femmes, est amenée au proconsul Saturninus. « Vous pouvez, leur dit le magistrat, mériter l'indulgence de l'empereur, notre maître, en revenant à des idées saines et en sacrifiant aux dieux toutpuissants. — Nous n'avons rien fait, ni rien dit de mal, répond celui qui paraissait le chef de la troupe. Nous respectons, craignons et vénérons notre empereur, pour qui nous offrons chaque jour un sacrifice de louange. — Et nous aussi sommes religieux, reprend Saturninus. Notre religion est simple : nous jurons par le génie de l'empereur, notre maître, et offrons des vœux pour son salut. Faites-en autant. — J'ignore la puissance du siècle, dit un autre confesseur, au parler plus rude; mais je connais le Seigneur, empereur de tous les princes et de tous les peuples. » Ils périrent par le glaive •'.

Au temps de Septime-Sévère, la persécution sévissait une fois de plus, et en Afrique surtout elle fit de nombreuses victimes. Les écrits de ïertullien nous renseignent sur cette crise ; ils nous font connaître les sentiments de la communauté chrétienne, le mot d'ordre donné aux fidèles par les pasteurs ; ils nous montrent ceux-ci préoccupés de dissiper tous les malentendus, de ne fournir aucun |)rétexte à la malveillance, at-

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