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LES CHUÉTIEXS ET LA VIE UOMAIXE. 413
des diiiiix éponymes de ces jeux ^ ; aux combats de gladiateurs, les anciens sacrifices, dont ces combats sont une transformation -; Tamphitliéâtre, consacré par plus de cérémonies que le Capitule, est un pandémonium où INlars et Diane tiennent le premier rang. Comme on s'abstient des viandes offertes aux idoles •', à plus forte raison doit-on s'abstenir de ce qui souille les oreilles, les yeux et l'àme elle-même. Condamnés par leur caractère idolà trique, ces divertissements le sont encore par leur immoralité '' : ils flattent de honteuses passions. Quel entraînement ''! quelle fureur ^! quels scandales'^! Le stade devrait rappeler aux chrétiens la chute d'Adam et la victoire du démon ^ : Palaestrica diaholi negotiuin est. A l'amphithéâtre, on va voir couler le sang innocent '•'. Malgré la séduction du spectacle, l'opinion humaine est sévère aux gens de théâtre "* ; la justice divine ne le sera pas moins pour le dévergondage inhérent à leur profession et la vanité de leurs déguisements. Voilà ces pompes diaboliques auxquelles on a renoncé par le baptême. Les païens ne s'y trompent pas ^- : la première marque à laquelle ils reconnaissent un nouveau chrétien, c'est quil ne va plus aux spectacles : s'il y retourne, c'est un déserteur. Et comment au cirque garder la paix de l'àme'-'? Comment au théâtre garder la chasteté ? Comment méditer les oracles de l'Ecriture parmi ces vociférations profanes? On osera l)ien, de ces mains qu'on a levées vers Dieu, applaudir un histrion; de cette bouche qui a confessé Dieu, dire à quelque au-