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/,l'i THÉOLOGIE DE TEHTLLLIEN.
tre : £'.; xiwva; oitt' auovo;! Il faut haïr ^ ces réunions païennes où l'on blasphème le nom de Dieu, où chaque jour retentit ce cri : « Lps chrétiens aux lions 1 >^ où se décrètent les persécutions, d'où procèdent les tentations. Que fera le chrétien surpris dans ce foyer de paganisme? A l'heure où le démon fait rage dans lassemlilée, est-ce que du ciel les anges ne se penchent pas pour noter qui a proféré un blasphème, qui l'a écouté, qui a prêté au démon contre Dieu sa langue, qui ses oreilles? Et l'on ne fuira pas ces assises des ennemis du Christ, cette chaire de pestilence, cette atmosphère saturée de paroles criminelles? Il y a dans ces spectacles des parties agréables, sans doute, et même des parties honnêtes. Qu'importe? C'est le miel, dont le démon parfume la coupe empoisonnée. 11 faut laisser aux convives du siècle ces joies malsaines - : le chrétien trouve dans sa foi une source de joies meilleures et de spectacles plus beaux.
Nous venons de voir les chrétiens à la ville ; le traité de la couronne nous montre les chrétiens dans les camps ^.
Septime-Sévère était mort à York, en achevant la conquête de la Grande-Bretagne. A l'occasion du nouveau règne ', les empereurs Caracalla et Géta accordèrent à l'armée de Lambèse une gratification [donativum). Pour recevoir sa part, chaque légionnaire se présentait à son tour , couronné de laurier. Or, voici que lun d'eux s'avance tout seul, tête nue, portant dans sa main une couronne inutile. On se le montre du doigt, un murmure s'élève sur les rangs. Le tribun veut savoir la cause dune tenue si singulière : « Je ne puis, répond le soldat, imiter mes camarades. — Et pourquoi? — Je suis chrétien. » On l'arrête aussitôt, on le dépouille de ses insio-nes. on lui fait rendre son épée. « Et maintenant, s"écrie TertuUien, empourpré par l'espoir de son sang, ayant aux