Cor
•2. ApiÀ. ?Û : Iiiiplevimiis... castra ipsa; '12 : .Xavi^annis ot nos vobiscum, et niilitaimis, et rusticamur, et morcatiis proiiido misccnuis, artes, opora nostra publicamus iisiii vestro. — On voit mr-mc Cor. 1 quo le soldat (le Lanibèsc (•ncouriit les reproches de camaradi^s clirétiens : Soins scilicct fortis, inter tôt Iratrcs comrnilitones soins cliristianiis!
:i. Cor. 11.
4. Reconnaissons que les Cannm d'J/ijipo/yie tiennent aussi rigueur aux soldats. Sur plusieurs points, ils se riMieonti-enl avec l'auteur du De cufona. Can. Ilip/j. 13, 71 : Homo qui aceepit potestateni occidendi, vel lui-
410 TUliOLOGIE DE TEUTULLIEX.
doute plus d'un, comme ceux dont Marc Aurèle avait lait 1 éloge dans une lettre au sénat, trouva moyen d'accorder les exigences de sa foi avec son devoir militaire.
C'est encore à la période montaniste quil faut vraisemblablement rapporter le traité de l'idolâtrie ', écrit paradoxal et violent, qui nous livre la dernière pensée de Tertullien sur les conditions de la vie chrétienne dans le monde.
On s'imagine parfois -, dit-il en commençant, que l'idolâtrie consiste seulement à offrir des victimes ou de l'encens aux idoles. C'est beaucoup trop en restreindre la notion : à le bien prendre, toute offense de Dieu est idolâtrie. De même qu'on peut être adultère par simple regard, homicide en paroles, de même l'idolâtrie s'insinue partout. Elle est plus vieille que les
les, nunquam recipiatur omnino. 72. Qui vcro. cuiu essiMit milites, jussi sunt pugnare, ceterum autem ab oiiini iiiala loquela abstinuorunt, nequo coronas capitibus imposiierunt, omne signum autem adepti sunt ... (le texte est mutilé). 73. Omnis autem homo qui ad jrrailum praefecturae vel j)raecedentiae vel potestatis elevatus ortiamento justitiae, quod est secundum Evangeiium, non induitur, hic a grege segre^-etur, neve episcopus coram illo oret. 14, 74. Christianus ne liât propria Aoluntate miles, nisi sit coaetus a duce. Habeat gladium, caveat tamen m^ criminis sanguinis efïusi fiat reus. 75. Si compertum est, sanguinem ab eo esse elfusum, a participatione mysteriorum abstineat, nisi forte singulari conver.sione morum cum lacrimis et plauctu eon-(^ctus erit. Attamen ejus ilonum n(^ sit fictuni, sed cum timoré Dei. — 3Iais l'Église devait se relâcher beaucoup, au cours du IIP siècle, de ces prescriptions sévères. On peut regarder comme exceptionnelle Topinion de Lactance qui, lui aussi, interdit aux chrétiens le métier des armes {Divin. Inst. 6, 20); comme exceptionnelle aussi l'attitude du jeune Maximilien, mis à mort en Afrique en 295 pour refus de service militaire {Acta S. Maximiliani, ap. Ruinart). — Cf. P. Allard, R. Q. H., t. 45 (1889) p. 454 sq.— Les dispositions que nous avons relevées dans les canons d'IIippolyte ont disparu des constitutions apostoliques, pour faire place à des dispositions très bénignes, Consl. Ap. 8, 32 : ilTpaTtwTiQç Trpodiwv SioaixÉiôo) [xr) àStxEïv, [aï] auxoçavTstv, àpxEÎcÔai oï Tot<;6iSo(j.£voi; ô'j/wvîotç... — Il reste vrai quejusqu'au temps de Dioclétien on vit généralement peu de chrétiens dans les camps. Y. Earnàck, Die Missio7i und Ausbreilung des Christenthums, p. 388-389. 3Iais la prohibition du ser^ vice militaire ne fut jamais (|u'une mesure locale et temporaire. Voir Bigelmair, p. 173 sq.
1. La raison décisive à nos yeux est le passage relatif au service militaire (19), qui dépasse les exagérations du De corona. On ne s'expliquerait pas ce langage si Tertullien n'avait déjà fait un éclat. Dans le même sens, M. Monceaux, Rev. de Philologie (1-898), p. 89.