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LES CHRÉTIENS ET L.V VIE HOMAINE. 4l7
idoles ' ; seulement elle a dû son principal essor au progrès des arts représentatifs. Dieu, qui réprouve lidolàtrie, ne réprouve pas moins la fabrication des idoles- ;Ex. 20, 4; Dent. 5, 8; Ilénoch, 99, 6. 7 ; Is. 44, 8. 20 ; Ps. 113, 8). Tel statuaire dira =* : Mais c'est mon gagne pain! — Eh! qu'est-il besoin d'un gagne-pain V Pour justifier les compromis, on ose bien citer saintPaul (itlor. 7, 20; lThess.4, 11). Par ce genre de raisonnements, on justifierait tous ceux qui travaillent de leurs mains, y compris les voleurs. N'objectez pas non plus le serpent d'airain : ce n'était qu'une figure ; d'ailleurs Dieu pouvait, dans un cas particulier, déroger à la loi que lui-même avait posée. A défaut des oracles de l'I-k^riture, notre foi, engagée au Christ, réprouverait cette industrie. Quoi! vous faites des dieux pour ceux qui les honorent, et vous prétendez ne pas honorer les dieux? Mais vous leur immolez chaque jour votre talent, votre labeur, votre sagesse, votre salut! Des mains qui fabriquent des idoles ' se lèveront vers Dieu, toucheront le corps du Christ? Mieux v^audrait couper ces mains, selon la parole de l'Evangile. Les arts décoratifs ''', pour ne pas servir précisément à la fabrication des idoles, ne laissent pas de coopérer au culte idolâtrique, et cette coopération ne peut s'excuser, car l'ouvrier trouvera sans peine pour son travail un emploi aussi lucratif : la commande est aussi variée que le caprice de l'homme. Encore faut-il que l'idolâtrie ne s'empare pas après coup d'objets par eux-mêmes indillerents : car alors on ne devrait pas prêter les mains scien. ment à leur fabrication. Certaines professions sont essentiellement entachées d'idolâtrie". Telle évidemment l'astrologie, invention des anges déchus. Astrologie et magie se tiennent^.