Ib. 7. — Comparer Canons d'Hijipohjle, 11, 65.^J(î
ô. Ib. 8. — Tatii'ii avait déjà n'procliô à Cfs arts do se mettre au service de la vanité (Discouru, 33.34).
t). Idol.. 9.
7. Aslvoloiji, malheiaalki, maijl : jrens adonnés aux sciences occultes. Ces mots sont à peu près synonymes pour Tci-tullion. Tatien tenait le. mêmes professions poui- diaboliques, et enveloppait la médecine dans la même i-('probation {Discours, 8-11; Itj-I8).
TIIÉOI.OGIE DF. TKUTLLI.IF.N. 27
418 IHÉOLOGIE DK TEU TLLLIEX.
Jusqu'à riwangile, régna une tolérance; les mages lurent les derniers à en bénéficier. Depuis lors, la réprobation de l'astrologie est complète. Les maîlres d'école et professeurs de belles lettres font un métier fort dangereux ', car toute la tradition de leurs écoles est imprégnée d'idolâtrie : il leur faut savoir la mythologie, décliner la généalogie des dieux, noter les fêtes païennes, ne fût-ce que pour supputer leurs honoraires. Cependant la littérature est nécessaire à tout, même à la science de Dieu : aussi ne peut-on l'interdire à tous les fidèles indistinctement. Mais le rôle de maître est plus délicat que celui de disciple : jamais un chrétien n'assumera le premier; le second peut être permis à quine manque pas de discernement. S"engagera-ton dans le négoce"^ ? Il faut craindre la cupidité, racine de tous les maux, puis le mensonge, ministre de la cupidité. Admettons qu'il existe un désir honnête du gain : encore devra-t-on se garder de l'idolâtrie, fuir tout commerce par lequel on deviendrait pourvoyeur des idoles. Si vous vendez des aromates pour les sépultures chrétiennes, comment ne viendra-t-on pas vous en acheter pour les sacrifices païens? En aucun cas^ on ne peut concourir à ce qu'on ne pourrait soi-même accomplir sans péché. On invoquera les nécessités de la vie '. Mais il est trop tard. Vous avez dû délibérer avant de vous faire chrétien; maintenant, reste à compter sur la parole du Seigneur, à mettre en pratique ses maximes d'absolu détachement [Mat. 5, 3; 6, 25. 28; Luc. 18, 22; 9, 62; Mat. 6, 24; 16, 24), et à fuir de bien loin toute ombre d'idolâtrie. Que dire des fêtes païennes-^? Pour y prendre part, on trouve encoi*e dans saint Paul Rom. 12, 15; 2 Cor. 6, 14), de beaux prétextes. Ces prétextes ne sont pas sérieux, et l'Évangile réprouve ces joies profanes i Joan. 16, 20). C'est ici le cas de confesser sa foi. Mais ne peut-on s'ac-
1. Mol. 10. — Sur les conditions imposées au maître chrétien pour qu'il puisse continuer son enseignement, voir Canons d'Ilippolyle, Vi. 69. 70.