Idol
o. Ib. 13.
LES CHluhlKNS ET LA VIE HOMAIXE. 419
conimoder aux usages innocents ' des païens, pour ne pas leur donner lieu de blasphémer le nom du Christ? 11 y a des blasphèmes dont Dieu ne vous demandera pas compte, et ceux-là sont du nombre. Si vous voulez absolument plaire aux hommes, vous n'êtes plus serviteur du Christ Gai. 1, 10; 1 Cor. 10, 33; 9, 22; 5, 10'. L'Esprit Saint déteste les fêtes juives (Is. 1, 14) ; à plus forte raison celles des Gentils. Les Gentils se gardent bien d'assister aux fêtes chrétiennes : les chrétiens montrent moins de scrupule, par une faiblesse d'autant moins excusable qu'eux-mêmes sont plus riches en fêtes. Les lanternes et les lauriers^ dont quelques-uns ornent leurs portes aux jours de fêtes sont, de par l'origine de cette coutume, un hommage idolàtrique aux nombreux génies de la porte. Ceux qui par là prétendent honorer César font en réalité affront à Dieu. Notre obéissance aux princes doit être exempte de toute complaisance idolàtrique : telle fut l'obéissance des trois frères devant Nabuchodonosor, telle l'obéissance de Daniel. Quant aux fêtes de famille ^. prises de toge, fiançailles, noces, imposition de noms, et autres cérémonies indifférentes, on peut y prendre part, alors même qu'elles comporteraient comme accessoire quelque sacrifice; pourvu toutefois que l'invitation ne soit pas faite pour le sacrifice. Toute participation active au rite idolàtrique '* est coupable, même de la part de l'esclave ou de l'affranchi qui assiste son maître, ou de l'officier qui assiste son chef. Ce genre de service excepté, on jteut rendre obéissance à un prince infidèle. Peut-on également accepter des distinctions ou exercer une autorité à sa cour, comme jadis un Joseph ou un Daniel V Question infiniment délicate, vu les dangers où engagent de telles fonctions. Un juge chrétien ne devra jamais frapper un autre homme dans sa vie ou dans son honneur. Quand môme il se trouverait quelqu'un d'assez fort pour ne jamais pactiser avec l'idolâtrie dans l'exercice de sa charge, ces honneurs et cette pourpre sont inacceptaljles jiour un clirétien''. Les mê-