Ib. 3. — Cf. c. VI, § l,p
■1. Sur cotte interprétation do 1 Cor. 7,0, voir o. V, go, p. 2^2.
o. Ex. c, 4.
BU MAUIAGE. 467
précepte au nom du Seigneur, mais un conseil en son nom propre (ib. 25 . Mais nulle part, ni dans rÉvangile ni dans les épîtres de saint Paul, on ne trouve les secondes noces permises de par Dieu. Donc elles demeurent interdites '. D'autant que l'Apôtre se reprend aussitôt, insiste sur les inconvénients du mariage, et finalement le déconseille (ib. 28sq.). Revenant aux secondes noces, il ne les interdit pas, mais les déconseille, cette fois au nom delEsprit-Saint (ib. 39. 40). Voici donc deux conseils en présence : le conseil d'un homme prudent, qui permet les secondes noces, et le conseil de l'Esprit-Saint, qui les interdit. Auquel donnera-t-on son assentiment? Un conseil formulé au nom de l" Esprit- Saint vaut un précepte -. — Le mariage doit être un ^, d'après son institution première et sa signification typique. La polygamie simultanée des patriarches^ a fait son temps : le Créateur sétait réservé de couper et de tailler dans son œuvre. Déjà l'ancientie Loi •' interdisait à ses prêtres les secondes noces (Lev. 21, 14). La loi chrétienne y insiste plus encore Tit. 1, 6), et l'on a vu des bigames = remariés) dégradés de leurs fonctions sacerdotales. Comment les laïques se prétendraient-ils exempts de cette règle? Ne sont-ils pas prêtres, eux aussi ? i Apoc, 1,6). C'est dans leurs rangs qu'on recrute les prêtres : ils ne doivent pas se rendre inhabiles aux fonctions qui peuvent leur incomber un jour. Donc la règle des prêtres s'applique d'abord aux laïques. Mais selon l'Apôtre (1 Cor. 6, 12 ", une chose peut être licite et n'être pas bonne. Sans doute : elle peut même être mauvaise, et tel est précisément le cas des secondes noces. Dieu les permet uniquementpour éprouver la vertu des veufs, pour montrer qui saura vaincre lin-
I. Neque in Evângelio neque in ipsius Pauli epistolis ex praocopto Dei invenias permissam matrinionii iterationom. Undounum habendum conlirmatur, quia quod a Domino pormissum non invonitur, id agnoscitur interdictuni. — Li' mot 'Uernlion>-in est une reniai'quable corivction di' Mercerus, admise par Oehler. (Lo cudex A'jobardlnus porte rali'iwm; au très i'dû. separalioneiii, qui no peut S''! compnMKliv ici).
'Z. Factuni est jam non consilium divini Spiritus, sod pro cjus luajestate praoceptum.